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Le mystère de l'Ordre du Temple solaire

Le mystère de l'Ordre du Temple solaire

23 décembre 1995, un suicide collectif fait la Une. Il s'agit de membres de la secte de L'ordre du Temple solaire, une secte qui avait déjà fait parler d'elle quelques années plus tôt, en Suisse. Retour sur les faits.


Par la rédaction de l'INA - Publié le 25.09.2014 - Mis à jour le 21.12.2020

Le mystère de l'Ordre du Temple solaire

23 décembre 1995, un suicide collectif fait la Une. Il s'agit de membres de la secte de L'ordre du Temple solaire, une secte qui avait déjà fait parler d'elle quelques années plus tôt, en Suisse. Retour sur les faits.


Par la rédaction de l'INA - Publié le 25.09.2014 - Mis à jour le 21.12.2020
Précédents secte - 1994 - 01:52 - vidéo
 
Précédents secte - 1994 - 01:52 - vidéo

23 décembre 1995. Suicide suicide collectif dans un petit village du plateau du Vercors, près du lieu dit le "Trou de l'Enfer". Les restes de seize personnes, dont trois enfants sont sortis des décombres. La femme et le fils du célèbre skieur Jean Vuarnet comptent parmi les victimes. Le procureur du Grenoble ouvre alors une information judiciaire.

L'ordre du Temple solaire (OTS) voit le jour en 1984 sous le nom d'Ordre International Chevaleresque de Tradition solaire. Il s'agit d'un groupe ésotérique néo-templier fondé à Genève par Luc Jouret et Jo di Mambro dont l'objectif est de se préparer à l'Apocalypse. Ce reportage décrit les activités de la secte et dresse le portrait du "charismatique" Luc Jouret.

Trois massacres mystérieux

Ce pseudo-ordre devient tristement célèbre le 5 octobre 1994 avec la découverte macabre, en Suisse et au Québec d'une cinquantaine de victimes retrouvées dans deux fermes abandonnées du canton de Fribourg en Suisse. Les enquêteurs pensent alors très vite à un suicide collectif sectaire. La secte en question : l'Ordre du Temple solaire.

Il y a les corps de 53 personnes. Pour la plupart, tuées par balle puis immolées par le feu.

Deux jours plus tard, le 7, de nouveaux cadavres sont découverts dans un autre chalet incendié au nord de Montréal. On ne croit pas à une coïncidence. Le canadien Di Mambro et Luc Jouret sont fortement suspectés mais restent introuvables.

Les deux dirigeants seront identifiés quelques semaines plus tard parmi les corps calcinés... mais la secte ne disparaît pas pour autant. Un troisième homme, Michel Tabachnik, le célèbre chef d'orchestre franco-suisse, est suspecté d'être l'un des instigateurs de l'organisation.

Dernier suicide collectif

Le dernier massacre se déroule en mars 1997, au Québec. Cinq personnes sont retrouvées mortes selon le même scénario. Pour la première fois, il y a des survivants : trois adolescents parvenus à convaincre leurs parents de les épargner.

Pas de coupable

L'enquête piétine. En mars 1996, des journalistes retrouvent une K7 oubliée dans l'un des chalets suisses de Salvan. Elles prouvent la manipulation mentale des adeptes.

Le seul prévenu, Michel Tabachnik, nie en bloc son implication directe dans l'organisation. Le procès, débute en 2001. Il se solde finalement par une relaxe de Michel Tabachnik, au bénéfice du doute en 2006.

Suicide ou assassinat?

En 2003, nouveau rebondissement. L'affaire est relancée par Alain Vuarnet, fils et frère de deux des victimes du Vercors. Les suicides pourraient être des assassinats maquillés. Du phosphore retrouvé sur les lieux et sur les restes dénoterait l'usage d'un lance-flammes. 

Rien ne permettra cependant de confirmer cette thèse, ni d'élucider le mystère des suicidés du Temple solaire.

Florence Dartois


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