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La littérature jeunesse, un renouveau fantastique

La littérature jeunesse, un renouveau fantastique

A l'occasion du 37e salon de la littérature et presse jeunesse de Montreuil, partons à la découverte d'un genre littéraire qui anime l'édition jeunesse : la littérature de l’imaginaire. Elle plait aux petits, mais pas seulement.

Par Florence Dartois - Publié le 02.12.2021
Livres pour adolescents - 2010 - 02:08 - vidéo
 

Le 37e Salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil en Seine-Saint-Denis se tient jusqu'au 6 décembre. 250 auteurs sont invités à rencontrer leurs lecteurs. La littérature jeunesse est un secteur qui se porte bien en France. Selon les sources, un livre sur cinq vendu serait désormais un livre jeunesse. Un succès en partie porté par la littérature de l'imaginaire qui englobe l'héroïc fantasy, le fantastique ou la science-fiction, déclinés dans de nombreuses sagas. Les pré-ados dopent les ventes, séduits par une grande variété de romans dont les personnages ont le même âge qu'eux et vivent des aventures palpitantes.

Ce succès est apparu en France en 2000, avec la sortie du 1er tome de Harry Potter à l'école des sorciers de J.K. Rowling, paru en 1997 en Grande-Bretagne. Avec les aventures de son petit sorcier à lunettes décliné en 7 tomes, l’écrivaine a décroché le jackpot avec 450 millions d’exemplaires vendus (dont 28 millions en France). Il a ouvert la voie.

L'archive que nous vous proposons en tête d'article date de 2010, une année où le nouveau phénomène littéraire à la mode chez les adolescents s'appelait l'héroïc fantasy, un genre mélangeant magie et chevalerie. Un petit lecteur résumait bien ce qui lui plaisait : «De la magie, un héros, des aventures, un défi».

L'imaginaire à l'honneur

Dans une librairie parisienne, la fantasy et le fantastique prenaient déjà de plus en plus de place sur les rayonnages. Un succès encourageant pour la libraire Céline du Souich : «On est beaucoup sur une écriture de l'action. On est moins dans quelque chose de littéraire, mais le livre nous accroche par la trame, par la découverte d'un univers».

En matière d'univers, l'auteure québécoise Anne Robillard savait y faire. A l'époque la saga des «Chevaliers d'Emeraude», s'était vendue à plus d'un million d'exemplaires en France. L'écrivaine se targuait alors de compter autant de lectrices que de lecteurs. Une bonne affaire pour les éditions Michel Lafon, les seules à avoir senti le potentiel de cette saga, comme l'expliquait Elsa Lafon : «On a senti qu'avec les Chevaliers d'Emeraude, on s'adressait non seulement à un garçon de 9 ans, mais aussi à une femme de 50 ans. Que c'était pour tout le monde.»

L'année suivante, en 2011, l'AFP s'était rendue chez Hachette, où le secteur jeunesse était en pleine expansion. Douze personnes s'y consacraient uniquement à la fiction. Harry Potter, tout en redonnant le goût de la lecture aux jeunes, avait relancé les ventes d'autres auteurs, comme Stephenie Meyer et sa saga vampirique «Twilight».

« Il y a 7 ans, Hachette publiait 5 grands formats par an, et on en fait 55 maintenant, donc en 7 ans, ça a complètement explosé, et si ça a explosé, c'est bien que c'est rentable et que ça fonctionne», expliquait Cécile Térouanne, de la direction fiction jeunesse Hachette. 

Entre octobre 2020 et septembre 2021, le palmarès des 50 meilleures ventes de livres jeunesse en France a encore été dominée par la saga Harry Potter de J.K. Rowling et par son conte de fées pour enfants, L’Ickabog. 23 ans après sa parution, le petit sorcier a fait des émules avec notamment La Guerre des clans, Twilight, ou Hunger Games. La littérature de l'imaginaire continue à porter la magie du livre.

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