Aller au contenu principal
La déclaration d'impôts, 60 ans de phobie administrative

La déclaration d'impôts, 60 ans de phobie administrative

Mardi 31 mai à 23h59, c'est la date limite pour déclarer ses impôts au format papier. Un délai supplémentaire est donné aux départements compris entre les numéros 55 et 96 pour la déclaration internet. Pour certains Français, la déclaration d’impôts, ce n’est pas une partie de plaisir. Entre les réfractaires et les retardataires, retour sur cette phobie administrative.

Par la rédaction de l'INA - Publié le 31.05.2022
 

Chaque année, c’est le même refrain. Pour certains Français, remplir sa déclaration d’impôts, c’est une corvée. Pour d’autres, c’est même une phobie administrative. Alors que la date limite approche à grands pas (mardi 31 mai au soir pour le format papier, le 8 juin pour certains départements avec la télédéclaration), nous avons choisi un florilège de réactions de Français vis-à-vis de leurs feuilles d'impôts. «Je déteste la paperasserie donc je traîne toujours » dit ainsi cette dame en 1995. 

Ces phobiques, la télévision s’y intéresse depuis les années 60. Parfois sur un ton sérieux, ou au contraire avec une touche d’humour. A l’image de l’acteur Jean Lefebvre, complètement perdu dans ses papiers. C’était en 1970. « Vous y pensez longtemps à l’avance à vos impôts ? » s'enquiert le journaliste ? Jean Lefebvre lui répond avec son humour habituel : « Si j 'y pense longtemps à l’avance mon pauvre monsieur ? Tous les jours, c’est pas difficile, j’en rêve la nuit, je vois défiler ça toute la nuit. C’est qu’il faut s’y préparer à l’avance. »

A l’avance, c’est préférable. Sinon, on s’expose à des déconvenues. Exemple en 1991, des déclarations tardives faisaient déborder la boîte aux lettres d’un centre des impôts à Paris. 

1996, toujours à la Poste du Louvre à Paris, le constat reste le même. Les Français et les impôts, ça fait deux. Question de la journaliste : « Mais pourquoi vous êtes arrivé si tard ? En retard même ? » Réponse du retardataire : « Parce que je suis... toujours en retard. »

A l’époque, pas de déclaration sur Internet, mais seulement sur papier. Les contraintes sont plus nombreuses. Il faut une enveloppe, se déplacer à la Poste, parfois même sortir la calculette. Et ça, ça demande un effort. Toujours dans le même reportage de 1996, la journaliste demande à un autre retardataire : « Pourquoi est-ce que vous vous y prenez si tard pour calculer vos impôts ? » Réponse de l'intéressé : « Parce que c’est trop compliqué. Calculer, calculer… Il y a d’autres choses à faire dans la vie que de calculer. »

Aujourd’hui, la déclaration d’impôts s’est simplifiée. Internet, remplissage automatique… Pourtant, les retardataires existent toujours et s’exposent à des sanctions. La majoration peut aller jusqu’à 10% de l’impôt dû.

S'orienter dans la galaxie INA

Vous êtes particulier, professionnel des médias, enseignant, journaliste... ? Découvrez les sites de l'INA conçus pour vous, suivez-nous sur les réseaux sociaux, inscrivez-vous à nos newsletters.

Suivre l'INA éclaire actu

Chaque jour, la rédaction vous propose une sélection de vidéos et des articles éditorialisés en résonance avec l'actualité sous toutes ses formes.