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Au début de l'affaire du "tueur au visage grêlé", les enquêteurs n'avaient "rien d'exploitable"

Au début de l'affaire du "tueur au visage grêlé", les enquêteurs n'avaient "rien d'exploitable"

Le mystère a duré 35 ans : des expertises ADN ont confirmé que l'ex-gendarme qui s'est suicidé mercredi dans le Gard était bien le "tueur au visage grêlé" qui était recherché depuis 1986.

Par la rédaction de l'INA - Publié le 01.10.2021
L'homme au visage grêlé - 2017 - 01:50 - vidéo
 

C’était l’un des plus vieux "cold cases" français : l'ex-gendarme qui a été retrouvé mort au Grau-du-Roi (Gard) mercredi 29 septembre est bien le suspect "au visage grêlé", un tueur et violeur en série recherché depuis les années 1980, a indiqué le parquet de Paris. Cet homme était soupçonné de cinq crimes commis entre 1986 et 1994. Il est notamment soupçonné d’avoir tué et violé la petite Cécile, 11 ans, retrouvée morte dans le sous-sol de son immeuble du XIXe arrondissement de Paris en mai 1986.

En 1986, après l’homicide, un portrait-robot avait été diffusé dans les médias, représentant un homme âgé de 25 ans environ, mesurant 1,80 m avec des cheveux châtains, une peau grêlée sur le visage à cause de traces d’acné. Comme on le voit dans l'archive en tête de cet article, les enquêteurs n'avaient rien d'autre pour débuter leur enquête.

Monsieur Tout le monde

"On avait que le portrait-robot au début (...) on avait rien d'exploitable", raconte Jean-Louis Huesca, ancien commissaire de police. Des gouttes de sang du suspect avaient été relevées sur les lieux du crime, il appartenait au groupe sanguin A, très répandu dans la population. Le commissaire ajoute : "Je ne pense pas qu'il ait été squatteur, ou SDF, c'est quelqu'un comme Monsieur Tout le monde, un garçon bien sous tous rapports, avec peut-être une vie tout à fait ordinaire".

Le commissaire, en 2017, avait dont vu juste à la lumière de ce que nous savons aujourd'hui : selon les autorités judiciaires, les éléments recueillis au cours de l’instruction ont permis d’orienter les investigations (...) vers un suspect non identifié qui aurait pu exercer la profession de gendarme au moment des faits. Ces derniers mois, quelque 750 gendarmes en poste en région parisienne à l’époque des faits ont été convoqués. L’un d’entre eux, un homme de 59 ans, domicilié dans le sud de la France, devait être entendu le 29 septembre. Il sera déclaré disparu par sa femme ​le 27 et retrouvé mort le 29 au Grau-du-Roi. Ce dernier était un ancien gendarme, devenu policier et désormais à la retraite. Son ADN s’est avéré correspondre au profil génétique retrouvé sur plusieurs scènes de crime, a expliqué la procureure de la République de Paris, Laure Beccuau. Avant de mettre fin à ses jours, il aurait laissé une lettre d’aveux.

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