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L'époque où les jets privés avaient du succès

L'époque où les jets privés avaient du succès

Depuis plusieurs semaines, les déplacements en jets privés font polémique. Faut-il les réguler, les taxer ou tout bonnement les interdire ? La question agite le débat public, et encore plus depuis la controverse au PSG. Les jets privés sont devenus des bêtes noires, pourtant, il n’y a pas si longtemps, c’était loin d’être le cas.

Par la rédaction de l'INA - Publié le 21.09.2022
 

En pleine crise climatique, les jets privés sont dans le collimateur. Politiques et ONG pointent l’impact écologique des utilisateurs de ces avions dits « d'affaires ». L'époque où ces « palaces volants » suscitaient l'émerveillement semble loin.

Dans les années 80, l’aviation civile se développe et avec elle le commerce des avions privés. Car pour les plus fortunés l’appel du jet était parfois irrésistible. « Mais moi j’assume, je suis un vrai capitaliste qui vit comme un capitaliste. Ça veut dire que j’ai le droit d’avoir un jet, je l’ai gagné », revendiquait ainsi Bernard Tapie sur ces images de 1984.

L’aviation d’affaires avait de l’avenir et les constructeurs aéronautiques l'avaient vite compris. Le groupe Dassault se positionnait alors en leader du marché. Et pour séduire ces acheteurs fortunés, le géant de l’aéronautique mettait le paquet comme le montre ce reportage de 1984 : « Le parking avion de l’usine Dassault était bien plein hier matin. Ils étaient tous là les clients potentiels pour assister à la sortie du dernier né des Mystère-Falcon, le 900. »

Le jet, un outil rentable

Émirs, célébrités et surtout hommes d'affaires sont les clients de ces avions de luxe. Tout est alors pensé pour leur confort et le discours commercial est bien rodé. « Il est certain que cet outil est extrêmement puissant pour épargner le temps et la fatigue des dirigeants, et finalement l’argent. Ces avions sont chers mais l'expérience prouve qu'à partir d'un nombre suffisant d'heures de vol dans l'année, l’outil est rentable. », expliquait en 1991 Bernard Latreille, alors directeur de l’aviation civile chez Dassault.

Et l’outil est surtout rentable pour toute la filière aéronautique. Dans les années 2000, le secteur était toujours aussi florissant. Aujourd’hui encore, il représente 20% du marché de l’aviation civile d’après l’association européenne d’aviation d’affaires. Pour certains aéroports, l’aviation d’affaires c’est même l’essentiel de leur activité , à l’image de l'aéroport du Bourget en région parisienne. En 2010, son directeur se réjouissait des retombées économiques : « C’est 3000 emplois, 1 milliard de chiffre d'affaires annuel pour les entreprises qui sont implantées au Bourget. C’est ça le Bourget ! » Des résultats satisfaisants, bien loin des questions environnementales qui se posent aujourd’hui.

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