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Jean-Paul Belmondo, pour l'amour du risque

Jean-Paul Belmondo, pour l'amour du risque

Jean-Paul Belmondo débuta au théâtre avant d'entamer sa carrière cinématographique en pleine Nouvelle Vague. Mais sa vie restera marquée par ses rôles très physiques dans des films dont il réalisait lui-même les cascades.

 

Par Florence Dartois - Publié le 06.04.2018 - Mis à jour le 06.09.2021

Jean-Paul Belmondo, pour l'amour du risque

Jean-Paul Belmondo débuta au théâtre avant d'entamer sa carrière cinématographique en pleine Nouvelle Vague. Mais sa vie restera marquée par ses rôles très physiques dans des films dont il réalisait lui-même les cascades.

 

Par Florence Dartois - Publié le 06.04.2018 - Mis à jour le 06.09.2021
Belmondo et le goût du risque - 1963 - 02:00 - vidéo
 
Belmondo et le goût du risque - 1963 - 02:00 - vidéo

Jean-Paul Belmondo débuta au théâtre à la fin des années 50, avant d'entamer sa carrière cinématographique en pleine Nouvelle Vague, mais il est surtout connu pour ses rôles de casses-cou téméraires dans des films où il réalisait souvent lui-même les cascades. Ce goût du sport et du risque, Jean-Paul Belmondo le découvre très jeune après la Seconde guerre mondiale, époque à laquelle il s'initie au cyclisme, au football (au lycée, il est gardien de but), puis à la boxe qu'il va longtemps pratiquer en amateur, et brièvement en professionnel durant son adolescence. Il remportera notamment quatre victoires et un match nul en neuf combats.

"J'ai toujours eu le goût du risque et le goût du sport"

Dans l'émission "Salut à l'aventure" en 1963, il expliquait son amour du risque en ces termes : "Si je ne me fais pas doubler, c'est d'abord par goût car j'aime bien le sport. Et c'est aussi l'occasion de jouer la comédie et en même temps de faire du sport […] Et puis, en plus, je trouve que ce n'est pas agréable quand on joue un rôle, si par exemple, il faut se pendre en haut d'un building, que ce soit un autre qui soit à ma place. Parce qu'à ce moment-là, je reste sur un fauteuil et je m'ennuie énormément et en plus, comme je me sens capable de le faire, autant le faire moi-même. Je crois que si on veut se faire doubler à ce moment-là, il ne faut pas faire des films d'aventures, on tourne d'autres films. En plus, j'ai toujours eu le goût du risque et le goût du sport. Je faisais de la boxe et je prenais des risques aussi. En plus, je sens mieux mes rôles quand je fais tout moi-même…"

En 1961, il s'entraîne chaque soir à l'Avia club, dans le quartier parisien de la porte Saint-Martin et évoque sa passion pour la boxe : "La boxe m'a donné ce côté hargneux dans la vie, c'est-à-dire ne pas se laisser démonter quand ça va mal. La hargne, du moins dans un ring, c'est la volonté de gagner qui vous donne cette sorte de hargne, et dans la vie aussi c'est de s'accrocher quand ça va mal..."Vous êtes hargneux ? "Quand il le faut oui. Pour des rôles surtout oui." Il explique ensuite pourquoi il n'aime pas les costumes qui "ne correspondent pas à sa manière de bouger".

Des années 1970 aux années 1980 va s'enchaîner toute une série de films où l'acteur prendra de nombreux risques et qui seront parmi les plus gros succès en terme d'entrées : L'as des as, Le ProfessionnelLe MarginalL'Homme de RioFlic ou voyou , Peur sur la ville, Le Magnifique, Le Guignolo...

Sur le tournage de Peur sur la ville d'Henri Verneuil, le réalisateur et l'acteur sont interviewés sur les risques pris pendant le tournage. et l'acteur revendique son goût des cascades "pour le plaisir des spectateurs" et pour ressentir le "petit pincement de la peur comme quand on rentre en scène."

En 1984, pendant le tournage de Joyeuses Pâques de Georges Lautner, "Bébel" refuse de se faire doubler. L'acteur explique : "On pense pas tellement qu'on va se faire mal… On a peur avant, mais quand on enfonce le pied ça part…" Les prises de cascades s'enchaînent.

En 1985, Jean-Paul Belmondo alors âgé de 52 ans, tourne Hold-up, une comédie policière d'Alexandre Arcady. Sur le tournage de ce film, il se blesse sérieusement en exécutant une cascade. Le temps des films d'action s'achève définitivement pour lui. Sa première sortie, quelques mois plus tard, il la réserve au vernissage d'une exposition consacrée à l'œuvre de son père sculpteur. L'acteur raconte son accident à Jacques Chirac, alors maire de Paris… "En bout de piste, l'avion a monté, la voiture a sauté et j'ai été éjecté à 100 à l'heure…"

Il conclura avec humour devant un homme politique impressionné : "Je m'en suis sorti très bien, je ne me plains pas…". De "Pierrot le fou" à "L'As des as", l'acteur aura eu l'itinéraire d'un enfant gâté du cinéma, champion du box-office, durant 50 ans de carrière et avec 130 millions de spectateurs cumulés au cinéma. 

Pour aller plus loin : 

1964. Les coulisses de l'exploit : les exploits de Jean-Paul Belmondo ne se limite pas aux scènes de comédie puisque pour le film L'homme de Rio, l'acteur a multiplié les cascades, effectuant ainsi une performance à couper le souffle. 

1984. Sur le tournage de Joyeuses Pâques, Jean-Paul Belmondo s'éclate à casser des décors…. 

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