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Jacques Chirac et les affaires

Jacques Chirac et les affaires

Il a été le seul président de la République à avoir été condamné par la justice. C'était en 2011 dans l’affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris. Mais Jacques Chirac a été mêlé à d'autres affaires judiciaires. Retour sur 3 d’entre elles.


Par la rédaction de l'INA - Publié le 27.09.2019 - Mis à jour le 27.09.2019

Jacques Chirac et les affaires

Il a été le seul président de la République à avoir été condamné par la justice. C'était en 2011 dans l’affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris. Mais Jacques Chirac a été mêlé à d'autres affaires judiciaires. Retour sur 3 d’entre elles.


Par la rédaction de l'INA - Publié le 27.09.2019 - Mis à jour le 27.09.2019
Frais de bouche mairie de Paris - 2002 - 02:25 - vidéo
 
Frais de bouche mairie de Paris - 2002 - 02:25 - vidéo

Si Jacques Chirac était connu pour son parcours politique ou encore ses phrases cultes, de nombreux démêles judiciaires ont aussi terni sa carrière. Parmi eux, les emplois fictifs de la Mairie de Paris, l'affaire des HLM, la Sempap ou encore les fameux "frais de bouche" du couple présidentiel.

L'affaire des "frais de bouche" 

De 1987 à 1995, plus de 2 millions d'euros auraient été dépensés pour l'alimentation et les réceptions du couple Chirac. Selon un rapport demandé en 2001 par le maire de Paris Bertrand Delanoë à l'inspection général de la ville, le couple présidentiel aurait dépensé également plus de 14 millions de francs en dépenses de salons. La mairie de Paris avait décidé alors de saisir la justice concernant ces dépenses personnelles. Une manœuvre visant à déstabiliser le chef de l'Etat selon Claude Goasguen, président du groupe UMP à la maire de Paris, interviewé dans un reportage de France 3 Paris diffusé en 2002 : "Monsieur Delanoë joue un peu comme Montebourg et Mamère à celui qui essaye de faire teinter les casseroles des autres en oubliant souvent les siennes. Je trouve que de sa part, c'est très gênant. Ces calomnies sur les hommes politiques ont largement contribué à créer un climat extrêmement tendu". De son côté, la gauche se défend. Patrick Bloche, président du groupe PS à la mairie de Paris demande à la justice de faire son travail : "Au juge d'instruction de se saisir de ces éléments. Si son travail conduit à décider qu'il n'y a pas de fait délictuel, nous nous inclinerons naturellement." 

A l'époque, en pleine campagne présidentielle, Jacques Chirac s'était défendu sur le plateau de l'émission France Europe Express : "Si, pour une raison que j'ignore, il y a eu dans mes services des cas de malversation ou de dysfonctionnement, alors il appartient à la ville de Paris de porter plainte". L'affaire se terminera en 2005 par un non-lieu. 

Les emplois fictifs de la mairie de Paris

Détournement de fonds publics, abus de confiance et prise illégale d'intérêt. Les charges retenues contre Jacques Chirac en 2011 sont lourdes. A l'époque, l'ancien président avait été condamné à deux ans d'emprisonnement avec sursis dans l'affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris. Jacques Chirac reste donc comme le premier président à avoir été condamné par la justice. L'homme d'Etat était poursuivi pour deux affaires d'emplois fictifs, distinctes à l'origine mais rassemblées dans un seul et même jugement.

L’une portait sur 21 emplois de "chargés de mission", présumés de complaisance, au cabinet du maire de Paris Jacques Chirac, entre octobre 1992 et mai 1995. L’autre portait sur 7 emplois présumés fictifs à la mairie de Paris, occupés par des permanents du RPR d’octobre 1990 à novembre 1994. Jacques Chirac était intouchable grâce à l'immunité parlementaire mais Alain Juppé, en tant qu'ancien adjoint de Chirac et secrétaire général du RPR, avait été condamné en 2004 à 14 mois de prison avec sursis et un an d’inéligibilité. Une condamnation qui lui vaudra son exil au Canada avant son retour sur la scène politique française en 2006.

L'affaire Euralair

D'après le Canard enchaîné du 7 juillet 2004, la compagnie aérienne Euralair aurait fourni des avions gratuitement au couple présidentiel afin de réaliser des déplacements en Corrèze, fief de Jacques Chirac. Les faits remonteraient aux années 1990. Dans le journal télévisé de France 3 Limoges du 7 juillet 2004, Thierry Decrocq, directeur de l'aéroport de Limoges se défendait de toute accusation : "Tous les voyages que le président de la République ou son épouse ont pu faire en partance ou en arrivée de Limoges ont toujours été fait avec des modes de transports officiels de la République française mais pas d'avions d'Euralair ou privés". Bernadette Chirac est soupçonnée de son côté d’avoir bénéficié d’au moins cinq vols gracieux en 1998/99, sur instruction du PDG de la compagnie, Alexandre Couvelaire, proche du couple présidentiel. Du fait de son immunité, Chirac n’est pas interrogé et ces faits font l’objet d’un non-lieu en 2009.

Jérémie Gapin


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