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Qui sont les militants du GUD ? Enquête en 1980 à la fac d'Assas à Paris

Qui sont les militants du GUD ? Enquête en 1980 à la fac d'Assas à Paris

À l'appel du «Comité du 9 mai», plusieurs centaines de militants d'extrême-droite ont défilé dans les rues de Paris samedi 11 mai. Comme en 2023, les participants ont exhibé des drapeaux noirs marqués de la croix celtique et scandé «Europe jeunesse révolution», le slogan du GUD. Le GUD, association d'extrême droite, s'est auto-dissoute au début des années 2000. Dans les années 80, elle avait fait parler d'elle pour sa violence et sa main-mise sur la faculté de la rue d'Assas à Paris.

Par la rédaction de l'INA - Publié le 28.03.2018 - Mis à jour le 13.05.2024
GUD - 1980 - 04:17 - vidéo
 

L'ACTU.

Menés par le GUD, plusieurs centaines de militants d'extrême-droite ont défilé samedi 11 mai dans les rues de Paris pour commémorer la mémoire d'un des leurs tués en 1994 lors d'une course poursuite avec la police. Le GUD (Groupe Union Défense) est une organisation étudiante d’extrême droite réputée pour ses actes violents. Le mouvement a été crée à la fin des années 1960 par d'anciens membres d'Occident, un mouvement politique d’extrême droite.

Très actif dans les années 1970, il sera moins en vue au milieu des années 1980. Le Groupe Union Défense sera dissout suite à la victoire de François Mitterrand à l’élection présidentielle de 1981. Avant de se reconstituer petit à petit. Et de s'auto-dissoudre au début des années 2000.

L'ARCHIVE.

En 1980, un affrontement à la faculté de Nanterre entre le GUD et d'autres étudiants avait fait 20 blessés et 21 interpellations. Une équipe de journalistes était partie à la rencontre de ses membres, à l'université d'Assas. Un des responsables du GUD expliquait l'utilité de l'organisation étudiante : «Nous évitons qu'il y ait des éléments qui viennent foutre la merde dans l'université.» Selon eux, l'action de nettoyage était nécessaire. Un autre étudiant annonçait la couleur : «Ici, la violence s'arrête à quelques coups de matraques, des coups de casques.»

Le reportage revenait sur une précédente attaque à Tolbiac, qui avait fait 5 blessés. Un militant du syndicat étudiant Indépendance et démocratie témoignait : «La semaine dernière, des militants de l'UNEF se sont fait pourchasser dans les rues par des membres du GUD armés de crans d'arrêt. La semaine d'avant, un étudiant juif s'est fait ouvrir le crâne parce qu'il avait refusé un tract.»

Jacques Robert, président de l'université, apportait toutefois son soutien à l'ordre observé dans son établissement qui ne comptait aucun jour de grève à l'époque depuis 4 ans.

Voici ci-dessous un autre reportage qui revient sur Ordre Nouveau et les mouvements d'extrême droite dans les années 70. Là encore, il était fait mention que le bastion des étudiants d'extrême droite était la faculté de la rue d'Assas. Leur idée politique de base était résumée ainsi : la loi du plus grand nombre, règle d’or de la démocratie, doit s’incliner devant la loi du meilleur groupe. On voit Jean-François Galvaire s'exprimer sur leurs idéologies. Il deviendra plus tard conseiller régional en Poitou-Charentes, sous les couleurs du Front national. Il est mort en 2012.

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