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Groupes de niveaux au collège, une idée pas si nouvelle

Groupes de niveaux au collège, une idée pas si nouvelle

Non au «Choc des savoirs» : samedi 25 mai, enseignants et parents d’élèves seront dans la rue partout en France pour protester contre la réforme de Gabriel Attal. L’un des points de crispation, ce sont les groupes de niveaux qui entreront en vigueur dès la rentrée 2024 pour les 6ème et 5ème. Des groupes de niveaux déjà expérimentés dans le passé.

Par Jérémie Gapin - Publié le 24.05.2024
des groupes de niveaux... pas si nouveaux - 2024 - 00:00 - vidéo
 

1974 : Joseph Fontanet, alors ministre de l’Éducation nationale, fait une annonce à la télé : « Les élèves seront extraits de leur classe et placés dans des groupes de niveaux. »

Trois groupes de niveaux, un faible, un moyen et un fort pour les collégiens et les lycéens : c’est une expérimentation, lancée dans quelques établissements. Pour René Haby, le successeur de Joseph Fontanet, ce tri scolaire pénalise les plus faibles : « Il y a des enfants qui se trouvent dans le groupe faible dans toutes les disciplines. Donc il n’est pas certain que pour ces enfants-là se balader d’un groupe à l’autre soit une supériorité. »

Le dispositif n’est pas généralisé, mais les groupes de niveaux ne sont pas abandonnés pour autant. En 1983, un rapport, remis au ministère de l’Éducation nationale, les remet au cœur du débat. Il préconise la création de groupes de niveaux dans certains collèges, et dans trois matières : français, mathématiques et langues étrangères.

Objectifs, trouver une solution à la trop grande hétérogénéité des élèves, et relever le niveau général. Là aussi, c’est un test, et pour certains collégiens, c’est une bonne chose. « Tout le monde est à l’aise dans son groupe. S’il peut monter, il monte. Et s’il descend, c’est mieux pour lui, il aura plus d’heures de cours. »

Des syndicats opposés aux groupes de niveaux

Stimulant pour certains élèves ce qui n’est pas l’avis d’un syndicat enseignant :« Les enfants ont besoin d’être insérés dans un groupe stable et là, ils passeront perpétuellement d’un groupe à l’autre, ce qui ne sera pas efficace pour leur épanouissement et leur rendement scolaire. »

Après toutes ces expérimentations, le ministère de l’Éducation nationale va généraliser ce dispositif dès la rentrée 2024 aux élèves de 6ème et de 5ème. C’est une première au niveau national.

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