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François Nourissier : grand prix du roman de l'Académie française

François Nourissier : grand prix du roman de l'Académie française

François Nourissier est mort le 15 février 2011, à 83 ans. Journaliste et écrivain, il fut pendant 30 ans un membre éminent de l'Académie Goncourt, mais c'est une autre académie qui le couronnait en 1966, l'Académie française...


Par la rédaction de l'INA - Publié le 12.02.2021 - Mis à jour le 12.02.2021

François Nourissier : grand prix du roman de l'Académie française

François Nourissier est mort le 15 février 2011, à 83 ans. Journaliste et écrivain, il fut pendant 30 ans un membre éminent de l'Académie Goncourt, mais c'est une autre académie qui le couronnait en 1966, l'Académie française...


Par la rédaction de l'INA - Publié le 12.02.2021 - Mis à jour le 12.02.2021
 

17 novembre 1966, un auteur de 39 ans reçoit les honneurs de ses illustres pairs. L'Académie française vient de décerner à François Nourissier son grand prix du roman pour un livre intitulé Une histoire française, paru en 1965. Troisième volet d'une trilogie incluant Bleu comme la nuit (1958) et Un petit bourgeois (1964).

Pas vraiment ému, l'auteur plaisante, "vous savez un prix littéraire c'est avant tout une histoire de liste...". François Nourissier décrit ensuite ce qu'il a voulu exprimer à travers ce titre : montrer que "les gens de mon âge ont une certaine façon de penser à leur pays et c'est ce que j'ai essayé de mettre dans ce livre". C'est en fait le dernier ouvrage d'une trilogie, "et j'ai l'impression que c'est un petit peu l'ensemble qui est reconnu". L'écrivain reconnait que "l'ensemble du propos est évidemment autobiographique", il confie qu'il a essayé d'aller au bout de la sincérité dans le second ouvrage mais qu'il s'était aperçu "qu'à la première personne, on ne disait pas tout". Il avoue avoir repris une forme plus romanesque dans ce troisième opus, couronné ce jour-là, "pour dire des choses que je n'arrivais pas à dire autrement".

François Nourissier relate aussi pourquoi il lui était arrivé de déclarer qu'il était mal dans sa peau et dans son pays parfois : "13 ans en 1940, ça veut dire 17 ans en 1944 et c'est l'adolescence. Et pour moi, ces années sont les plus importantes, celles qui ont été les plus graves, les plus profondes d'une vie. Et les avoir vécues dans le Paris occupé par les Nazis n'était pas une expériences très agréable pour les Français de mon âge. Enfin, je partage ça avec des centaines de milliers de gens". Quant au lectorat visé par cette oeuvre, le lauréat avoue qu'il aimerait toucher les jeunes mais reconnait qu'il pourrait se sentir éloignés du propos, "moi j'ai écrit ces trois livres en pensant à mes fils (...) vraiment pour leur expliquer plus tard, pourquoi ils sont ce qu'ils sont et pourquoi ils sont là".

A l'occasion de son décès, en février 2011, un article du Figaro culture décrivait en quelques lignes l'intérêt de se plonger dans l'oeuvre de ce grand romancier du XXe siècle :"lire du Nourissier c'est faire un voyage en France, écouter parler ses habitants d'hier et de toujours, les contemporains de Voltaire et ceux de Paulhan. A peu d'écrivains d'aujourd'hui, il aura été donné cette complicité naturelle avec une langue." De quoi donner envie de relire certains de ses ouvrages aujourd'hui encore.


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