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Fernando Botero, peintre et sculpteur du voluptueux

Fernando Botero, peintre et sculpteur du voluptueux

Le peintre colombien Fernando Botero est mort à l'âge de 91 ans. Les Français avaient découvert cet artiste à la renommée mondiale en 1992, lors d'une grande exposition de ses sculptures sur les Champs-Élysées à Paris. 

Par Romane Laignel Sauvage - Publié le 15.09.2023
 

L'ACTU.

Le peintre et sculpteur colombien Fernando Botero est mort à l’âge de 91 ans. Né en 1932 à Medellín, il était connu pour ses œuvres aux formes rondes et ses sculptures monumentales. Artiste majeur en Colombie, le président Gustavo Petro a rendu hommage au « peintre de notre violence et de notre paix. De la colombe mille fois rejetée et mille fois placée sur son trône ».

Parmi ses sujets de prédilection : la tauromachie, la violence en Colombie, l'histoire mondiale, des natures mortes. Il était aussi un grand mécène, notamment du musée de sa ville natale, Medellín.

LES ARCHIVES.

Très tôt dans sa carrière Fernando Botero avait séjourné en Europe et notamment en France. Plusieurs dizaines d'années plus tard, en 1992, ce sculpteur du gigantisme à la renommée désormais mondiale était exposé sur les Champs-Élysées. Dans le reportage tourné à cette occasion et disponible en tête d'article, les Français découvraient ses sculptures. « Je trouve ça magnifique, c'est massif, c'est fort ! », « Je les trouve non seulement énormes, mais en plus disproportionnées », « On envie de mettre la main dessus tellement c'est doux ».

31 œuvres monumentales que les passants « ne se gênaient pas de toucher ». L'artiste lui-même disait son amusement : « J'aime ça, car ça permet de reconstruire le geste de la création. Il y a de la sensualité alors les gens veulent toucher. »

Fernando Botero ou le paradis perdu
1975 - 31:41 - vidéo

Cette longue archive de 1975 proposait aux téléspectateurs de suivre Botero dans ses ateliers et d'admirer ses œuvres. Attention cependant, l'interview de l'artiste est en espagnol non doublé.

L'artiste, qui disait ne jamais savoir ce qu'il allait peindre le lendemain, s'est inspiré de la beauté, mais aussi des tourments de son pays, marqué par un conflit armé de plus d'un demi-siècle. Son oeuvre met en scène guérillas, séismes, maisons de passe.

À travers les époques, son art a fait la satire de l’Église catholique dans les années 1950-60, s'est moqué de l'aristocratie colombienne et des dictateurs en Amérique latine dans les années 1970-80, et a dénoncé les guérillas, paramilitaires et trafiquants de drogue en Colombie dans les années 1990.

Son œuvre, de plus de 3000 tableaux et 300 sculptures, démontre son insatiable appétit de créer.

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