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2014 : un député UMP refuse de dire «Madame la Présidente» à l'Assemblée nationale

2014 : un député UMP refuse de dire «Madame la Présidente» à l'Assemblée nationale

Yaël Braun-Pivet, députée LREM des Yvelines, a été élue mardi 28 juin à la tête de l’Assemblée nationale. Elle devra sans doute tenir tête à des députés parfois irrespectueux, à l'image de sa consœur Sandrine Mazetier, qui avait eu fort à faire avec un député UMP refusant de féminiser son titre alors qu'elle présidait une séance.

Par la rédaction de l'INA - Publié le 28.06.2022
 

En prenant la tête du « perchoir », Yaël Braun-Pivet, 51 ans, est la première femme à accéder à la fonction de présidente du Parlement. L'ancienne avocate habituée des diatribes aura peut-être un jour à faire face à l'impertinence de ses confrères masculins. Il lui faudra de toute façon beaucoup d’autorité pour mener à bien les débats parlementaires et faire régner le calme dans un hémicycle souvent turbulent. Dorénavant, les parlementaires devront féminiser le titre de président et prononcer « Madame la Présidente ». Cette petite révolution pourrait bien ne pas aller de soi et s'avérer compliquée pour certains députés récalcitrants. A l'image de la mésaventure décrite dans l’archive présentée en tête d’article. 

Rappelez-vous, c'était le 7 octobre 2014,  cette nuit-là, Sandrine Mazetier, la vice-présidente PS de l’AN, dirigeait la séance. Comme il se doit, les députés en s'adressant à elle devait donc l'appeler « Madame la Présidente ». Oui, mais le député UMP Julien Aubert ne le voyait de cet œil, ponctuant ses interventions de « Madame le Président ».

Malgré plusieurs fois rappels à l’ordre, il refusait obstinément de féminiser le titre de son interlocutrice comme il est d’usage dans l’hémicycle. Le député était d'ailleurs un récidiviste, une précédente fois, Sandrine Mazetier avait balayé son impertinence par un trait d’humour. Cette fois-ci, ça n’était pas passé ainsi.

Devant ce manque de respect flagrant et répété, la présidente de séance le prévenait : « soit vous respectez la présidence de séance soit il y a un problème. Donc, c’est "Madame la Présidente", ou bien il y a un rappel à l’ordre, avec inscription au procès-verbal », concluait-elle fermement. Malgré l'avertissement, le récalcitrant avait ostensiblement continué d'utiliser le genre masculin en lui répondant. Son impertinence allait lui valoir une amende de 1 400 euros.

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