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Les shows de Fabrice Luchini, le bon client de la télé

Les shows de Fabrice Luchini, le bon client de la télé

Fabrice Luchini joue son nouveau spectacle, « La Fontaine et le Confinement », au théâtre Montparnasse à Paris. Au programme, des textes de La Fontaine, ainsi que de Charles Baudelaire. Fabrice Luchini est en effet connu pour ses seuls en scène, mais pas seulement : il aime faire le show à la télé.

Par la rédaction de l'INA - Publié le 31.10.2022
Les shows télé de Fabrice Luchini - 2022 - 03:01 - vidéo
 

Fabrice Luchini est un personnage difficile à contrôler sur les plateaux télé. « C’est énorme ! Rachid, vous avez beaucoup de charme aussi », lançait-il par exemple, espiègle, au journaliste en Rachid Arhab en 1999. La télé l’aime bien, il est le bon client. Un plateau avec Luchini sans saillie verbale, c’est une séquence ratée.

Dans les années 90, la télé le découvrait comme bête de scène.  Quand la présentatrice lui demandait s'il avait été un bon élève, Fabrice Luchini répondait : « Non, là on va régler le dossier rapidement. Je ne comprenais pas de quoi on me parlait. »

La comédie, sa vocation première ? Raté. C’est la… coiffure. Ce qui, selon lui, n’a pas été une réussite. « Je n’avais aucune envie d’être acteur. C’était une notion de vocation qui n’était pas du tout, dans ma classe sociale, un terme concret. Donc j’ai essayé d’être coiffeur. Je n’y suis jamais arrivé d’ailleurs. J’étais assez doué pour le brushing, mais j’étais incapable de faire des boucles dans les nuques. J’étais dans un état de désarroi total. »

Des fous rires sur les plateaux 

Luchini fait le spectacle et la télé aime ça. Elle invite régulièrement l'acteur. En 1996, il monopolisait la conversation sur le plateau de « Bouillon de Culture » sur France 2. Il fallait rendre l’antenne, ce qui ne plaisait pas à Luchini, l'occasion de partir en improvisation totale. « Pourquoi cette chaîne qui prétend à chaque fois transgresser les conformismes, pourquoi vous ne laissez pas parler maintenant, totalement, qu’on ait le temps ? Cette télévision écrase. Pourquoi vous n'essayez pas ? Qui il y a après vous ? », s'enquérait l'acteur. « Il y a Géopolis de Claude Sérillon sur la pêche industrielle », répondait Bernard Pivot. Et Fabrice Luchini de râler : « Ho, ça, c’est rat. » Fou rire sur le plateau.

2001, même émission, même ambiance, lors de la dernière de « Bouillon de Culture ». Bernard Pivot était encore la victime préférée de Luchini : « Mais Bernard, très grande forme ce soir ! Mais, bonne humeur ! Vous pourriez être nostalgique, pas du tout ! Dynamique, vivant, physique, comme il est. Vous finissez par être assez beau. »

Après Bernard Pivot, Gérard Holtz était déstabilisé par l’acteur, aussi en 2001 sur le plateau du JT de France 2. « La question, c’était… La question, je m’en souviens plus. Je vous écoute et la question, je m’en souviens plus. » 4 ans plus tard, en 2005, sa victime était un technicien, pas assez concentré. « Le mec est complètement branché sur la nana. Il n'en a rien à foutre de Céline. Il a la gonzesse à gauche. Il n'en a rien à cirer. Eux beaucoup plus attentifs, celui-là très bien aussi », un tas de mimiques à l'appui.

2013, nouvelle impro lors d’un JT, alors qu'à France Télé, ça n'allait pas fort. Luchini a LA solution : « France 2 doit être fier de vous. Vous faites un journal admirable et je sais que France 2 traverse des grandes intempéries. Et je voudrais qu’ils comprennent que quand je serai à ce poste de directeur de France 2, tout le monde sera rassuré. Car je veux fédérer, ensemble. » Luchini a ainsi su faire de ses interviews promotionnelles de purs moments de spectacle.

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