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Exploitation des trains : la privatisation est sur les rails

Exploitation des trains : la privatisation est sur les rails

Vendredi 29 octobre, et pour la première fois, une ligne régionale, Marseille-Nice, pourrait passer sous le giron d’une compagnie privée, Transdev. Le choix doit encore être soumis aux votes des élus régionaux. Privatiser le rail français, l’idée n’est pas nouvelle et a fait du chemin depuis le milieu des années 2000.

Par la rédaction de l'INA - Publié le 28.10.2021

Vendredi 29 octobre, et pour la première fois, une ligne régionale, Marseille-Nice, pourrait passer sous le giron d’une compagnie privée, Transdev. Le choix doit encore être soumis aux votes des élus régionaux. 

Une ligne régionale privatisée, ce serait une première dans l’histoire du rail français ! Transdev pourrait en effet exploiter la liaison Marseille-Nice. La privatisation, l’idée est sur les rails depuis quelque temps. En 2005, la SNCF engage des partenariats publics-privés pour financer la construction de lignes à grande vitesse. Les cheminots crient leur colère et dénoncent une “privatisation rampante” de l’entreprise publique ! Réponse du président Jacques Chirac à la télé : “C’est une entreprise publique, la SNCF, et ça le restera. Quoi qu’il arrive !

Ouverture à la concurrence

4 ans plus tard, en 2009, le transport international de voyageurs s’ouvre à la concurrence. Des entreprises étrangères comptent bien en profiter. Trenitalia, un opérateur italien, voulait concurrencer la SNCF sur deux lignes, Paris-Milan et Paris-Gênes. Mais ça ne faisait pas peur à Guillaume Pepy, alors président de la SNCF : “Pour vendre plus bas que la SNCF, il va falloir que nos concurrents soient très, très bons.

Finalement, ces deux lignes restent sous le giron de la SNCF. Mais en 2011, pour la première fois, l’entreprise perd le monopole sur une ligne étrangère, Paris-Venise. En gare de Lyon, on voit ainsi apparaître un train différent des autres, Thello, lancé par Veolia et Trenitalia. Et ce n'est pas fini ! 7 ans plus tard, en 2018, c’est la réforme de la SNCF. Parmi les mesures, l’ouverture à la concurrence des TER, les trains régionaux, mais aussi des TGV. Et les usagers y sont plutôt favorables, à l'image de ces deux voyageurs : "Ça permet de baisser les prix de la SNCF qui détient aujourd’hui le monopole. Je pense que c’est une bonne chose”, "Ça va permettre de faire jouer la concurrence et on aura de meilleurs prix.

Pas de privatisation

Cette ouverture à la concurrence ne veut pas dire privatisation de la SNCF. Comme Jacques Chirac en 2005, Emmanuel Macron l’assure à la télé. La SNCF restera une entreprise publique malgré tout : “Ce sera une entreprise publique à capitaux 100% publics.” Jean-Pierre Pernaut relance : “Mais qui restera publique, il n’y a pas de privatisation ?” Réponse du président : “Absolument, ça sera dans la loi. 100% de capitaux d’Etat.”

Aujourd’hui, la SNCF est toujours une entreprise publique et elle le restera même si elle perd le monopole de la ligne Marseille-Nice. 

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