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En 2010, le jour du dépassement était atteint en août

En 2010, le jour du dépassement était atteint en août

C’est le Jour du dépassement : ce jeudi 29 juillet, l’humanité a déjà épuisé toutes ses ressources pour l’année 2021. Il y a encore une dizaine d'années, cette date tombait le 21 août. Chaque année, les ressources sont consommées de plus en plus rapidement.


Par la rédaction de l'INA - Publié le 29.07.2021 - Mis à jour le 29.07.2021

En 2010, le jour du dépassement était atteint en août

C’est le Jour du dépassement : ce jeudi 29 juillet, l’humanité a déjà épuisé toutes ses ressources pour l’année 2021. Il y a encore une dizaine d'années, cette date tombait le 21 août. Chaque année, les ressources sont consommées de plus en plus rapidement.


Par la rédaction de l'INA - Publié le 29.07.2021 - Mis à jour le 29.07.2021
La Terre à crédit : le jour du dépassement - 2010 - 02:08 - vidéo
 
La Terre à crédit : le jour du dépassement - 2010 - 02:08 - vidéo

Ce 29 juillet, l’humanité a consommé l’ensemble des ressources planétaires pour l’année 2021, selon l’ONG américaine Global Footprint Network. Le "dépassement" se produit lorsque la pression humaine dépasse les capacités de régénération des écosystèmes naturels. Eau, alimentation, ressources… L'humanité a déjà consommé la totalité des ressources que la planète peut renouveler en un an. Elle vit donc "à crédit". Au début des années 70, cette date était atteinte vers décembre, les ressources planétaires permettaient alors d'assurer la consommation de l’humanité durant presque toute l’année. Le jour du dépassement est passé au mois de novembre dans les années 80, puis octobre pour les années 90. Aujourd'hui, en juillet... En 2010, c'était en août...

Le 19 août 2010, à deux jours de la date butoir, le JT de 13h00 revenait sur cette notion de dépassement qui correspond selon les calculs d'une ONG à l'épuisement annuel des ressources naturelles disponibles sur Terre du fait d'une consommation humaine excessive, obligeant à puiser dans les réserves de la planète. 

Gaëlle Gurive, chargée de programme Modes de vie durable WWF alertait, "à partir de ce jour, ça veut dire de l'érosion, du réchauffement climatique, toutes les conséquences environnementales que l'on connait aujourd'hui"...

Cette journée faisait référence à "l'empreinte écologique", une notion explicitée pour l'occasion par Maximilien Rouer, président de Becitizen, société de conseil stratégique en développement durable et qui permettait d'alerter et de sensibiliser la population. Selon lui, la solution était de développer une "croissance économique positive pour l'environnement qui pourrait stocker du carbone, produire plus d'énergie qu'elle n'en consomme et restaurer la biodiversité".

Dans la rue, les badauds étaient moins optimistes... voire fatalistes : "C'est peut-être trop tard ! Ça fait maintenant longtemps que ça va mal". Ils envisageaient de "faire des petits gestes" mais soulignaient qu'il serait important de mener une vraie politique mondiale sur le sujet.

L'indice utilisé par l'ONG pour mesurer notre empreinte écologique continue année après année à illustrer la consommation toujours plus massive et rapide d’une population en expansion sur une planète limitée. Il faudrait cette année 1,7 Terre pour subvenir aux besoins de la population mondiale de façon pérenne.

Florence Dartois

Pour aller plus loin : 

Consulter le site de l'ONG Global Footprint Network


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