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En 1979, match nul entre écriture globale et écriture syllabique...

En 1979, match nul entre écriture globale et écriture syllabique...

Le ministre de l'Education nationale a recommandé aux instituteurs l'abandon de l'écriture globale "qui ne marche pas" au profit de l'écriture syllabique, qui "fonctionne". En 1979, le débat existait déjà entre les deux méthodes d'apprentissage de la lecture. En définitive, les instituteurs choisissaient souvent un mélange des deux...


Par la rédaction de l'INA - Publié le 26.04.2018 - Mis à jour le 26.04.2018

En 1979, match nul entre écriture globale et écriture syllabique...

Le ministre de l'Education nationale a recommandé aux instituteurs l'abandon de l'écriture globale "qui ne marche pas" au profit de l'écriture syllabique, qui "fonctionne". En 1979, le débat existait déjà entre les deux méthodes d'apprentissage de la lecture. En définitive, les instituteurs choisissaient souvent un mélange des deux...


Par la rédaction de l'INA - Publié le 26.04.2018 - Mis à jour le 26.04.2018
Lecture à l'école - 1979 - 04:12 - vidéo
 
Lecture à l'école - 1979 - 04:12 - vidéo
Vous souvenez-vous de la méthode qui vous a permis l'apprentissage de la lecture ? A partir des années 1970 se développe en France la méthode dite "globale", qui va au cours des ans susciter de vastes polémiques entre ses défenseurs et ses détracteurs, qui eux soutiennent la méthode plus classique de la méthode "syllabique".

Une méthode globale qui s'attache "à partir du sens vers le signe", alors que la méthode syllabique propose l'inverse, "partir du signe pour en comprendre le sens"

En 1979, le journal télévisé enquêtait sur ces deux méthodes d'apprentissage en se rendant dans une classe de CM1. Cette année-là, "13% des enfants avaient redoublé leur CP", et "plus de 10% savaient à peine lire correctement à leur entrée en 6e". L'irruption de la méthode globale dans l'apprentissage de la lecture était-il le principal responsable ? De l'avis de deux maîtresses interrogées, rares étaient les enseignants à n'appliquer qu'une seule des deux méthodes. La plupart du temps, les leçons de lecture utilisaient les deux méthodes, "un condensé des deux méthodes (...) suivant les nécessités des textes". 

Et qu'en était-il de l'apprentissage de la lecture en dehors de l'école ? Le journaliste Dominique Laury, en conclusion du reportage, estimait que c'était une "initiative malheureuse", car l'enfant apprenait alors à lire "bien trop tôt". Et de conclure : "Si vous le permettez, un conseil, laissez les instituteurs faire leur travail, malgré toutes leurs difficultés ils le font très bien"...


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