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Dominique Marais, le John Travolta français de 1978

Dominique Marais, le John Travolta français de 1978

Le disco semble faire un retour en force dans la nouvelle chanson française. Voici l'occasion de replonger dans l'ambiance des premières soirées disco et de découvrir le portrait d'un huissier de justice, fan de John Travolta, et aussi bon danseur que lui.

Par Florence Dartois - Publié le 24.11.2021
Les nouveaux Travolta - 1978 - 07:13 - vidéo
 

On pensait le disco dépassé. Pas du tout. Il fait même son grand retour. D'abord dans les albums de certaines artistes comme Clara Luciani ou Juliette Armanet, mais aussi sur les dancefloor, où, sous les boules à facettes, pourraient bientôt resurgir des Travolta en pantalon patte d'eph', chemises pailletées et cheveux gominés.

La fièvre du disco s'empare du monde en 1977, avec la sortie du film "Saturday Night Fever" (La fièvre du samedi soir). En France, il est popularisé par Sheila avec son tube "Spacer" qu'elle interprète avec les Black Devotion. Dans les discothèques, comme au Palace à Paris, érigé en temple du disco, on s'habille et on danse alors comme John Travolta, héros du film.

Film disco avec John Travolta
1978 - 01:22 - vidéo

Dans l'archive en tête d'article, nous découvrons un de ces Travolta du samedi soir. Son nom : Dominique Marais. Sa profession : huissier de justice à la Cour des Comptes ! Mais tous les weekends, il troque son costume trois pièces pour celui de la star américaine : pantalon et veste blancs sur une chemise noire satinée, à col pointu. Sa passion, ce sont les concours de danse disco. Sous le regard du public, il est la star de la soirée exécutant à la perfection la gestuelle de son idole. Une imitation très réaliste filmée par le 20 heures d'Antenne 2.

Le reportage, insolite, est un montage de scènes de La fièvre du samedi soir et de Grease, accolés à des instants de vie du jeune danseur de 23 ans. Le passage que nous avons sélectionné présente sa prestation sur la piste d'une discothèque. 

Après le reportage, en plateau, le jeune homme confie que la musique est sa passion, même à la Cour des Comptes, où il n'hésite pas à danser dans les couloirs : "J'ai toujours le rythme dans la peau, dans la tête…". Il danse depuis longtemps expliquant qu'il a suivi "2 ans de danse classique et 5 ans de danse moderne". "Mais maintenant, c'est d'instinct", précise-t-il.

Les nouveaux Travolta
1978 - 07:13 - vidéo

"J'ai trois jours par semaine et pendant ces trois jours-là,  je n'arrête pas de danser..."

Le disco, cette musique rythmée, enjouée et festive de la fin des années 1970, faisait du bien au corps et au moral des Français frappés par la crise économique. Elle réapparaît alors que toute une nouvelle génération a longtemps été privée de discothèques pour cause de Covid. Peut-être retrouveront-ils, avec cette remise à l'honneur du disco, l'occasion d'expérimenter un peu de la joie de vivre et de l'insouciance de leurs parents ?

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