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Congrès d'Epinay : il y a 50 ans, les socialistes s'unissent derrière François Mitterrand

Congrès d'Epinay : il y a 50 ans, les socialistes s'unissent derrière François Mitterrand

C'est à l'occasion de ce congrès que l'élu de la Nièvre prendra la tête du Parti socialiste nouvellement constitué et qu'il dirigera jusqu'à la victoire de 1981.


Par la rédaction de l'INA - Publié le 11.06.2021 - Mis à jour le 11.06.2021

Congrès d'Epinay : il y a 50 ans, les socialistes s'unissent derrière François Mitterrand

C'est à l'occasion de ce congrès que l'élu de la Nièvre prendra la tête du Parti socialiste nouvellement constitué et qu'il dirigera jusqu'à la victoire de 1981.


Par la rédaction de l'INA - Publié le 11.06.2021 - Mis à jour le 11.06.2021
 
C'est lors de ce congrès que l'élu de la Nièvre prendra la tête du Parti socialiste nouvellement constitué et qu'il dirigera jusqu'à la victoire de 1981.

Le congrès réuni à Epinay-sur-Seine du 11 au 13 juin 1971 constitue un moment clé dans l’histoire de la gauche française. Il marque l’aboutissement du processus d’unification des forces socialistes mené depuis le milieu des années 1960. Il est le résultat de longues tractations.

En résumé : ce congrès unit la Convention des institutions républicaines (CIR) de François Mitterrand et l’ancienne SFIO devenue lors des congrès d’Issy-les-Moulineaux en 1969 le nouveau parti socialiste. Et il constitue le point de départ d’une nouvelle dynamique pour les socialistes.

Epinay est également le symbole de la force tactique de François Mitterrand qui s’impose face au puissant appareil de l’ancienne SFIO. Il prend officiellement la tête de cette organisation quelques jours après le congrès.

L'archive en tête de cet article date du dimanche 13 juin 1971 au matin. C'est à ce moment-là qu'ont lieu les principaux discours. Ces derniers sont prononcés avant le vote en faveur du texte d’orientation présenté par François Mitterrand qui constitue sa victoire. Dans sa déclaration, François Mitterrand prend position en faveur d’un parti ouvert, respectueux des différentes sensibilités idéologiques. Son discours cherche à être le plus rassembleur possible, notamment envers l’aile gauche favorable à l’alliance programmatique et aux accords électoraux avec les communistes. Mitterrand définit ici le socialisme comme une "rupture" avec "l’ordre" et la "société capitaliste" dans une perspective révolutionnaire et marxiste. "Celui qui n’accepte pas la rupture, la méthode, ça passe ensuite. Celui qui ne consent pas à la rupture avec l’ordre établi, politique, cela va de soi, c’est secondaire, avec la société capitaliste, celui-là je le dis, il ne peut pas être adhérent du Parti socialiste", dit-il.

On apprend dans le livre "Lettres à Anne" - le recueil de la correspondance entre François Mitterrand et Anne Pingeot entre 1962 et 1995 - que ce jour-là, lors de ce discours-là, le futur chef de l'Etat était épuisé. C'est lui qui le dit dans une lettre datée du 13 juin 1971 : "Mon discours lie et emporte le congrès. Mouvement d'une rare intensité. J'étais pourtant très fatigué. A peine dans l'action tout est devenu facile (...) Tout l'après-midi sera d'une tension extrême et deviendra dramatique quand le débat se résumera en deux motions finales que rapporterons Savary et moi. 91.000 votants. Ma motion distance l'autre de 2200 voix. C'est gagné. Donc, les difficultés commencent."

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