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Christo en 1971 : "Peut-être que j'aime les problèmes…"

Christo en 1971 : "Peut-être que j'aime les problèmes…"

L'Arc de Triomphe emballé par Christo est en cours de montage, malgré la mort en 2020 du célèbre artiste. Dans ce reportage de 1971, l’artiste-plasticien décrivait sa démarche artistique et les contraintes induites par l'originalité de son travail.

 

Par la rédaction de l'INA - Publié le 01.06.2020 - Mis à jour le 01.06.2020

Christo en 1971 : "Peut-être que j'aime les problèmes…"

L'Arc de Triomphe emballé par Christo est en cours de montage, malgré la mort en 2020 du célèbre artiste. Dans ce reportage de 1971, l’artiste-plasticien décrivait sa démarche artistique et les contraintes induites par l'originalité de son travail.

 

Par la rédaction de l'INA - Publié le 01.06.2020 - Mis à jour le 01.06.2020
Christo - 1971 - 12:19 - vidéo
 
Christo - 1971 - 12:19 - vidéo

Durant deux semaines, entre les 18 septembre et 3 octobre, l'Arc de Triomphe à Paris sera empaqueté. Une oeuvre signée Christo. L'artiste est pourtant mort le 31 mai 2020. Mais son projet fou verra le jour. Les travaux ont débuté au cours de l'été.

Christo s'est illustré par ses réalisations d’envergure (Pont-Neuf, Reichstag à Berlin...), mais à ses débuts, il emballait les corps. Ce reportage diffusé dans l'émission Variances, le 20 juillet 1971, dresse le portrait de cet artiste étonnant et présente diverses séquences d'emballages de l'artiste.

Cheveux mi-longs ondulés, lunettes carrées noires encadrant son visage allongé, le jeune homme décrit sa vision de l'art qu'il pratique. "Tout en faisant de la peinture réaliste en Bulgarie, je m'intéressais à la dimension physique des objets, à leur présence réelle dans le théâtre et le cinéma. L'espace physique a une grande importance pour moi".

A l'époque, rue Visconti et rue de Seine à Paris, il entassait des bidons pour faire un mur. Son rêve était alors d'enfermer "tout un quartier et ses habitants".

Avant les rues ou les bâtiments, Christo raconte qu'il emballait des humains, à l'instar de ce corps de femme nue, à Londres, en 1963. Il précise en souriant : "Si les gens trouvent mes œuvres érotiques, c'est qu'elles sont érotiques", il ajoute avec un sourire entendu, "mais l'obélisque de la Concorde est érotique lui aussi. Mon doigt est aussi une chose érotique."

L'artiste compare sa façon de ficeler les objets à une pratique masochiste, "pour moi, c'est une histoire personnelle. Peut-être que j'aime les problèmes".

Mais pas de mégalomanie dans son art selon lui : "un projet dure entre un et deux ans, il a une vie propre qui m'intéresse de plus en plus. Cela nécessite une préparation sociale, politique, économique et d'autre part technique. Il y a un dialogue entre moi et une grande équipe de techniciens, d'ingénieurs et de constructeurs".

Pour aller plus loin

Regarder l'intégralité du reportage.

Christo emballe le Pont-Neuf dans 40 000 mètres carrés de toile. (Playlist)


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