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Le char Leclerc, histoire d’un fiasco industriel

Le char Leclerc, histoire d’un fiasco industriel

L’Allemagne a dit oui, les Etats-Unis aussi. La France, elle, hésite toujours à livrer ses chars à l’Ukraine. Un temps fierté de l’armée française, le char Leclerc a connu une carrière compliquée. En cause notamment, des défauts de fabrication et son coût très élevé.

Par la rédaction de l'INA - Publié le 02.02.2023
 

Le char Leclerc a connu une carrière compliquée. Au milieu des années 80, il devait remplacer un parc vieillissant et faire face à l’armée soviétique pendant la Guerre Froide.

En 1987, il n’en est encore qu’à ses premiers essais. Vitesse de pointe, plus de 70 km/h. C’est l’un des chars les plus rapides au monde ! Et le seul à tirer en marche et en pleine nuit ! Une fierté française pour Jean-Pierre Chevènement, alors ministre de la Défense.

Mais dès 1990, les premiers doutes s’installent alors qu'il n’est même pas encore mis en service. La France a produit trop de chars, il faut donc…. en exporter ! 1993, le Leclerc est mis en service, la vente de 436 chars est actée avec les Émirats arabes unis.

Et depuis, c’est tout… La France n’en a plus jamais vendu à d’autres pays, qui préfèrent notamment le Léopard allemand. Résultat, des chars croupissent dans des hangars. Et comme si ça ne suffisait pas, il a aussi des défauts de construction.

Depuis 2008, le char Leclerc n’est plus fabriqué. Aujourd’hui, il est surtout utilisé en tant qu’arme de dissuasion, comme en Roumanie dernièrement. La France a prévu de le remplacer mais pas avant 2040 minimum.

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