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Bernard Giraudeau et Anny Duperey, précurseurs de la comédie musicale

Bernard Giraudeau et Anny Duperey, précurseurs de la comédie musicale

17 juillet 2010, l'acteur Bernard Giraudeau décède à la suite d'un cancer. Acteur de théâtre et de cinéma, il savait aussi chanter et danser. Des qualités artistiques qui lui permirent de monter, aux côtés d'Anny Duperey, l'une des premières comédies musicales françaises à succès.


Par la rédaction de l'INA - Publié le 16.07.2020 - Mis à jour le 16.07.2020

Bernard Giraudeau et Anny Duperey, précurseurs de la comédie musicale

17 juillet 2010, l'acteur Bernard Giraudeau décède à la suite d'un cancer. Acteur de théâtre et de cinéma, il savait aussi chanter et danser. Des qualités artistiques qui lui permirent de monter, aux côtés d'Anny Duperey, l'une des premières comédies musicales françaises à succès.


Par la rédaction de l'INA - Publié le 16.07.2020 - Mis à jour le 16.07.2020
 

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Bernard Giraudeau


Le 18 décembre 1978, les deux artistes sont les invités de l'émission Rendez vous au club. Au micro de Jacques Chabannes, le couple, sur scène et à la ville, raconte l'aventure de ce spectacle monté au théâtre Georges V, un mélange de théâtre, danse et chanson. Une première à l'époque où ce type de spectacle n'était pas courant et rarement un succès.

"Attention fragile, c'est son titre, est également la pièce que jouent les deux personnages qui sont à mes côtés, Anny Duperey et Bernard Giraudeau, qui depuis quelque temps font un malheur dans Paris avec une comédie musicale, ce que l'on n'avait jamais vu. Ils ont inventé la comédie musicale ! Alors comment c'est arrivé ça ?" leur demande l'animateur.

Anny Duperey tempère l'enthousiasme de Jacques Chabannes, "on n'a pas inventé ! Il ne faut pas dire ça !" L'animateur insiste, "ça n'a jamais marché en France et voilà que tout à coup ça part sur les chapeaux de roue !"

L'actrice lui répond que "d'habitude, on fait toujours référence à quelque chose de passé, une certaine nostalgie, ce qu'on appelle le rétro. Soit quelque chose qui n'est pas à nous, qui est très américain. Et nous, on avait envie de l'appeler "comédie music-hall" d'ailleurs. Parce que s'il y a une chose qui est bien, qui est bien d'ici et qui est bien français, c'est le music-hall. Effectivement, c'était une pièce et du music-hall, à peu près à égalité. Elle poursuit, il y a 12 chansons et 20, 25 minutes de danse, je crois, qui s'insèrent dans une pièce qui est une vraie pièce de théâtre".

La danse est un élément crucial du spectacle et les deux comédiens confirment qu'ils ont chacun une formation de danse classique. 

Bernard Giraudeau précise "la danse, ça se travaille des années".

Des numéros de danse, de chant "et des numéros de changement aussi, précise l'acteur, parce qu'il a 30 personnages pour Anny et moi, donc, dans les coulisses, un trac fou parce qu'il faut se changer…"

Contrairement à ce qu'on pourrait penser, s'amuser et faire des blagues s'avère difficile hors de la scène, ce que confirme l'actrice "C'est absolument impossible !". Mais l'animateur confie que dans la salle, en tout cas, on rit beaucoup. "Oui, on rit tout le temps, reconnait Anny Duperey. Il y a un peu tous les prétextes assez simples. Ce sont deux comédiens. Il y a cinq musiciens avec nous sur scène, avec notre chef d'orchestre, qui sont avec nous, derrière un tulle. Le prétexte est très simple, c'est deux comédiens qui arrivent comme ça pour passer une audition. Ils ne savent rien. Il n'y a personne, on ne les accueille pas et tout à coup, un monsieur Loyal qu'on ne voit pas, qui est la voix de Jean Rochefort, nous lance dans un spectacle où ces deux comédiens qui ne se connaissent pas vont jouer de l'enfance jusqu'à la mort des variations sur le couple, comme une mosaïque des rapports humains, de tous les pièges que peuvent rencontrer l'homme et la femme".

"Ils sont censés ne pas se connaître et, d'autre part, ils ne sont pas censés savoir qu'ils sont en train de jouer la comédie", ajoute le présentateur.

"Si, ils ont appris, on leur a demandé d'apprendre toute une pièce", corrige la comédienne.

Bernard Giraudeau précise, "il y a une complicité évidente, dès le départ. Quand on arrive, il y a de toute façon le théâtre dans le théâtre, la complicité est établie tout de suite"

Autre "personnage" : le public, qui joue un rôle fondamental. L'acteur le souligne volontiers, "sans le public, on est perdu comme dans tout théâtre".

Jacques Chabannes conclut l'entretien de manière dithyrambique, "En tout cas, moi je n'ai jamais entendu rire de ma vie depuis bien longtemps comme on rit à ce spectacle-là. Il ajoute même une pointe d'humour qui fait éclater de rire Anny Duperey, "attention fragile. Au fond, ça casse tout !

Pour aller plus loin

Les répétitions du spectacle, le 25 décembre 1978.

Le théâtre

Au théâtre ce soir : Misère et noblesse. (1971)

Place au théâtre : Bernard Giraudeau dans "La reine de Césarée" (extrait, 31 mars 1973) 

JT Aquitaine : théâtre : "Pourquoi la robe d'Anna ne veut pas redescendre ?" Interview des acteurs, dont Bernard Giraudeau. (10 mai 1974) 

Aujourd'hui la vie : Bernard Giraudeau sur le début de sa carrière. (21 janvier 1984)

Rubrique : Interview de Bernard Giraudeau sur le métier d'acteur. "Dommage que le box office régisse le métier…" (26 février 1986) 


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