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2001 : Ayman Al-Zawahiri, déjà l'ennemi public des Etats-Unis

2001 : Ayman Al-Zawahiri, déjà l'ennemi public des Etats-Unis

Ayman Al-Zawahiri, l'un des cerveaux des attentats du 11 septembre, a été tué par un raid de drone américain, lundi 1er août, à Kaboul. Depuis la mort de son mentor, Oussama Ben Laden, en 2011,  Al-Zawahiri avait pris la tête de l'organisation terroriste Al-Qaïda, et était devenu l'ennemi numéro 1 des Etats-Unis. En 2001, aux lendemains des attentats du 11 septembre, il était déjà décrit  comme l'un des principaux responsables du djihadisme international.

Par la rédaction de l'INA - Publié le 02.08.2022
Portrait de Al Zawahiri - 2001 - 01:29 - vidéo
 

Le 2 octobre 2001, moins d'un mois après les attentats contre New York et Washington, France 2 consacrait un sujet de son journal télévisé de 20h à la figure de Ayman Al-Zawahiri, alors suspecté par les Etats-Unis d'être l'un des commanditaires du 11 septembre. Né en 1951 en Egypte, Al-Zawahiri épouse l'idéologie du fondamentalisme des Frères musulmans dès les années 1960, avec l'objectif de renverser le régime de Nasser. Après l'assassinat du président Sadate en octobre 1981 par des soldats ayant fait allégeance au Jihad islamique, Al-Zawahiri est arrêté et torturé. Quelques images de son procès, en compagnie d'autres islamistes, sont montrées dans le reportage de France 2. En anglais, derrière les barreaux de son box, Al-Zawahiri crie à ses juges : « Nous n’avons pas honte de notre religion, et nous nous sacrifions. Nous sommes prêts à plus de sacrifices encore, jusqu’à la victoire de l’Islam ». Le procès ne retiendra pas sa culpabilité dans l'assassinat du président égyptien, mais il est détenu trois ans en prison pour port d'arme illégal. En 1984, à sa libération, il quitte l'Egypte, pour rejoindre le Pakistan et l'Afghanistan, où,  avec Oussama Ben Laden, dont il devient le médecin personnel, il fonde Al-Qaïda en 1989.

Au cours des années 1990, le but de cette organisation djihadiste devient de plus en plus celui de combattre l'Occident, et non plus seulement les régimes arabes proches de celui-ci [comme l'Egypte, ou l'Arabie Saoudite, NDLR]. Comme le résume le commentaire du reportage de France 2 : « 1998, il devient pour le FBI l’ennemi public, l’égal de Ben Laden [...] Sa tête est mise à prix par Washington pour 5 millions de dollars. Les Américains voient sa main derrière les attentats contre les ambassades américaines de Nairobi et de Dar El Salaam. Il y avait eu plus de 200 morts. Quelques semaines auparavant, il avait écrit ce texte, une fatwa contre les juifs et les croisés, cosignée avec Oussama Ben Laden : "Pour chaque musulman, était-il écrit, c’est un devoir de tuer des Américains et leurs alliés, civils et militaires". Nous sommes début 1998. Les Américains le découvrent, mais cet homme, qui est le médecin personnel d’Oussama Ben Laden, n’est pas un inconnu, il est le chef du Jihad islamique égyptien. »

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