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Andréa Ferréol : « "La Grande Bouffe" m'a ouvert les portes du cinéma européen »

Andréa Ferréol : « "La Grande Bouffe" m'a ouvert les portes du cinéma européen »

L'actrice, qui a fêté jeudi 6 janvier ses 75 ans, évoquait en 2010 pour l'émission « Thé ou Café » sa riche carrière cinématographique, commencée au début des années 1970 et propulsée par le succès de « La Grande Bouffe » de Marco Ferreri.

Par la rédaction de l'INA - Publié le 06.01.2022

Andréa Ferréol naît le 6 janvier 1947 à Aix-en-Provence. Après des cours de théâtre à Paris, elle monte sur les planches dès ses 20 ans, avant de débuter au cinéma en 1972 avec le film La Raison du plus fou de François Reichenbach et Raymond Devos. Mais c'est un an plus tard, avec le film La Grande Bouffe, de Marco Ferreri, qu'elle est remarquée. Dans une interview donnée à Catherine Ceylac pour l'émission « Thé ou Café », le 12 juin 2010, André Ferréol évoque cette expérience comme l'un de ses « meilleurs souvenirs ». Ce film, pour lequel elle a du prendre 20 kilos afin de jouer une femme bien en chair va « lui ouvrir les portes du cinéma européen », en jouant notamment pour l'Italien Ettore Scola dans La Nuit de Varennes (1982), ou pour le britannique Peter Greenaway dans Zoo (1985).

De ses diverses expériences, Andréa Ferréol retient plus particulièrement le talent « magique » de Dirk Bogarde, croisé sur le plateau du film Despair (1978), de Burt Lancaster, à qui elle a donné la réplique dans Contrôle (1987), ou encore de Mickey Rourke, qui l'a impressionnée sur le plateau du tournage de Francesco (Liliana Cavani, 1989) pour la concentration énorme qu'il demandait à toute l'équipe avant chaque prise. 

Une concentration qu'Andréa Ferréol aura apprise elle-même sur les plateaux du cinéma italien, comme elle s'en explique à Catherine Ceylac : « Quand on a fait du cinéma en Italie, dans les années 1970, 1980, après, on peut tout faire. C’était l’époque où le son direct n’existait pas. Le chef opérateur était le roi sur le plateau, c’était le maître à bord. Sa lumière était sublime, puisque c’était l’époque des très grands chefs opérateurs. » Puisque le son est postsynchronisé après le tournage, le plateau bruisse de mille bruits qui ne doivent pas pour autant perturber les acteurs, obligés de se concentrer à l'extrême : « Ils parlaient tout autour, on entendait les conversations, ils tapaient sur un marteau, montaient le décor. Donc quand vous avez connu ça, vous avez acquis une telle concentration, que vous pouvez tout faire après. »

Andréa Ferréol, qui confesse lors de la même interview ne « pas avoir de regrets » et être « comblée » par le cinéma, a tourné en 2020 dans le film Vagabondes, de Philippe Dajoux.

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