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9 février 1986, la comète de Halley a rendez-vous avec le Soleil

9 février 1986, la comète de Halley a rendez-vous avec le Soleil

Déjour-là, la comète de Halley atteignait le point le plus proche du Soleil par rapport à sa trajectoire, de quoi attiser la curiosité des astronomes qui préparaient ce rendez-vous depuis plusieurs années déjà…


Par la rédaction de l'INA - Publié le 08.02.2021 - Mis à jour le 08.02.2021

9 février 1986, la comète de Halley a rendez-vous avec le Soleil

Déjour-là, la comète de Halley atteignait le point le plus proche du Soleil par rapport à sa trajectoire, de quoi attiser la curiosité des astronomes qui préparaient ce rendez-vous depuis plusieurs années déjà…


Par la rédaction de l'INA - Publié le 08.02.2021 - Mis à jour le 08.02.2021
Rendez-vous avec la comète - 1981 - 17:51 - vidéo
 
Rendez-vous avec la comète - 1981 - 17:51 - vidéo
Ce jour-là la comète de Halley atteignait le point le plus proche du Soleil par rapport à sa trajectoire, de quoi attiser la curiosité des astronomes qui préparaient ce rendez-vous depuis plusieurs années déjà…

Le 9 juin 1981 le magazine Clés pour demain consacrait un long reportage à la comète, cette visiteuse céleste qui revient tous les 76 ans seulement en vue de la Terre.  Déjà observée par les Chinois en 1200 avant J.C., elle a été représentée dans L'adoration des mages de Giotto. Depuis des siècles la visite de cet objet céleste intrigue, effraye, inquiète ou fascine. Elle doit son nom à Edmond Halley, qui au 17e siècle, a eu l'intuition de la périodicité de ses passages.

Jean-Loup Bertaux, directeur adjoint du service d'Aéronomie (C.N.R.S) dresse le portrait de ce scientifique et résume ses observations.

Eric Gérard, maître de recherche à l'observatoire de Meudon, dévoile une hypothèse pressentie la formation des comètes : "des vestiges, des témoins de la formation du système solaire…"

En 1985, deux expéditions spatiales, l'une Européenne avec la sonde spatiale Giotto, l'autre franco-soviétique avec Véga, vont aller à la rencontre de cette comète pour s'en approcher le plus près possible à sa visite de 1986. C'est la première fois qu'on pourra observer une comète d'aussi près, "entre 500 et 1 000 km de la partie nucléaire de la comète", voire plus près encore.

Vittorio Manno, de l'Agence Spatiale Européenne évoque ces projets et leur potentiel. "Tous, on se retrouvera en même temps près de la comète…".

Roger-Maurice Bonnet, Laboratoire de Physique Stellaire et Planétaire du C.N.R.S. décrit quant à lui les outils utilisés pour l'expérience (une caméra pour filmer le noyau sur la sonde Giotto) mais il avertit sur le fait que les images ne seront sans doute pas nette "c'est une boule de neige sale". La mission franco-russe emportera des instruments français mis au point par l'équipe de Jean-Loup Bertaux. Cette mission ira à la fois explorer Vénus et intercepter la comète. Il expose le but de ces missions (étude de l'atmosphère de Vénus, du plasma qui entoure la comète, étude du noyau, prélèvements d'échantillons qui devraient donner pour la première fois des informations sur la composition de cette comète).

Véga est la première sur place

Le 5 mars 1986, la sonde soviétique Véga est la première à photographier la comète de Halley qui se trouve à 14 millions de kilomètres de la Terre. Reportage à l'intérieur de l'Institut cosmique de recherche astronomique soviétique de Moscou où l'on voit les astronomes et ingénieurs recevant les photos sur leurs écrans de contrôle.

Le 11 mars, les premières analyses tombent : elle contient de l'eau, du gaz carbonique et des molécules hydrocarbonées, le noyau de la comète est noir et non blanc !

"Cette patate cosmique est une véritable machine à remonter le temps..."

Le 18 février 1987, un an après le passage de la belle chevelue, Jean-Loup Bertaud venait dans le journal d'Antenne 2 midi pour donner les conclusions de l'observation de la sonde Giotto qui avait effectué un voyage de huit mois, de 145 millions de km de la Terre, à une vitesse de plus de 250 000 km/h. La surprise fut de constater que le cœur de la comète n'était pas de la glace sale mais un bloc noir "comme du charbon : 15 km de long sur huit de large". Le reportage montre aussi les images prises par la mission soviétique Véga 1 et 2, une semaine avant Giotto. Elle ont permis de constater que le noyau solide de Halley tournait sur lui-même. Un noyau en forme de pomme de terre. "Cette patate cosmique est une véritable machine à remonter le temps, elle contient des poussières et des gaz âgés de 4 milliers d'années", date de la formation de notre système solaire.

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