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7 février 1986, Jean-Claude Duvalier fuit Haïti

7 février 1986, Jean-Claude Duvalier fuit Haïti

Le 7 février 1986, Jean-Claude Duvalier, alors président à vie d'Haïti, fuyait son pays pour vivre en exil en France. Un départ attendu par la population et fêté dans la liesse.


Par la rédaction de l'INA - Publié le 05.02.2021 - Mis à jour le 05.02.2021

7 février 1986, Jean-Claude Duvalier fuit Haïti

Le 7 février 1986, Jean-Claude Duvalier, alors président à vie d'Haïti, fuyait son pays pour vivre en exil en France. Un départ attendu par la population et fêté dans la liesse.


Par la rédaction de l'INA - Publié le 05.02.2021 - Mis à jour le 05.02.2021
Haiti : départ de Baby Doc - 1986 - 01:38 - vidéo
 
Haiti : départ de Baby Doc - 1986 - 01:38 - vidéo

Ce 7 février, Jean-Claude Duvalier, dit "Bébé Doc" remet le pouvoir aux mains des militaires et quitte l'île à bord d'un avion C 141 affrété par l'US Air Force. Direction la France.

Jean-Claude Duvalier était à la tête du pays depuis 1971, date à laquelle il avait succédé à son père "Papa Doc", titulaire à vie de ce poste. Dans un pays ravagé par la misère, c'est l'un des plus pauvres des Amériques, le dictateur maintient un train de vie fastueux tout en exploitant et en terrorisant la population. Pour lui, il n'est jamais question d'élections. Mais en 1986, face à la misère et aux exactions du régime, le mécontentement populaire prend de l'ampleur. L'insurrection gronde. Les Etats-Unis, qui étaient été plutôt conciliants et avaient placé "Papa doc" au pouvoir pour contrecarrer l'expansion communiste dans la région, laisse tomber le dictateur en fin de course et l'incite à quitter le pays. Ce qu'il fait le 7 février 1986. 

Ce reportage montre la joie de la communauté haïtienne de Miami, où 92 000 Haïtiens ont fui les exactions de la famille Duvalier. "Pour eux, la chute de Baby Doc c'est maintenant la possibilité de retourner chez eux sans risquer ni torture ni prison, traitement qui leur était réservé par les tontons macoutes", tortionnaires et assassins, des hommes de mains à la solde des Duvalier.

"Alors que la tension montait dans son pays, il avait demandé à plusieurs pays de l'accueillir, sans succès".

Après le départ du président déchu, un couvre-feu est établi par le gouvernement de transition car la population pille les maisons des tontons macoutes

Ce reportage du magazine Résistances revient sur le soulèvement populaire et sur les jours qui suivirent la chute, puis la reprise en mains par une junte militaire. Elle promet des élections démocratiques et libres, une Constitution libérale. Mais les Haïtiens n'ont pas confiance car les militaires sont des anciens proches des Duvalier. Ils réclament des hommes nouveaux.

Jean-Claude Duvalier contraint de quitter son pays se réfugie en France. Il y vivra 25 ans. Il retourne en Haïti le 16 janvier 2011, "pour aider le peuple haïtien", selon ses dires mais il est arrêté par la police haïtienne. Le 18 janvier, Duvalier est accusé de corruption et doit rester dans le pays en attendant son procès à Port-au-Prince. La procédure traîne en longueur, finalement en février 2014, la cour d'appel de Port-au-Prince décidera de le juger pour "crimes contre l'humanité". Mais en octobre 2014, il décède d'une crise cardiaque. Il n'aura jamais été jugé pour ses crimes.

Pour aller plus loin

Résistances : reportage sur la situation en Haïti où la dictature menée par le président Jean-Claude Duvalier fait rage. (9 janvier 1986)

Antenne 2 Le Journal de 20h00 : Haïti, un an après le départ de Jean Claude Duvalier. Rien ou presque n'a changé… (6 février 1987)


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