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«La terre va se réchauffer» : 45 ans d’alertes

«La terre va se réchauffer» : 45 ans d’alertes

Dimanche 6 novembre, la COP27 s’est ouverte en Égypte. Deux semaines de débats sur le climat rassemblant près de 200 pays. Le rendez-vous est politique, les scientifiques sont relégués au second plan. Pourtant, ils ont alerté sur le réchauffement climatique dès la fin des années 70.

Par la rédaction de l'INA - Publié le 09.11.2022
45 ans d'alertes climatiques - 2022 - 02:44 - vidéo
 

« Voici maintenant que le réchauffement global de la planète est commencé », attestait René Dumont en 1989, « La terre va se réchauffer » affirmait le climatologue Jean-Claude Duplessy en 1990, « Je pense qu’on n'échappera pas à une certaine évolution du climat » avertissait Hervé Le Treut en 2000. Les scientifiques alertent depuis des décennies sur le réchauffement climatique.

En 1977, en France, première mise en garde à la télé. Déjà, un lien était établi entre activité humaine et hausse des températures. L’homme consomme trop de charbon et de pétrole et rejette trop de gaz carbonique. Résultat :« Le gaz carbonique présent dans l’atmosphère possède la propriété d’absorber les radiations infrarouges émises par le globe terrestre. Et lorsque de gaz carbonique dans l'air s’accroît, une plus grande partie des radiations terrestres est absorbée, ce qui entraîne une augmentation de la température. »

La terre se réchauffe, il fallait donner l’alerte. Des scientifiques s’en chargèrent. À l’image du volcanologue Haroun Tazieff en 1979 : « Il pourrait y avoir un effet de serre général, un réchauffement de 2 ou 3 degrés de la température de l’atmosphère, d'où fusion d’une énorme quantité de glace polaire, aussi bien au sud qu'au nord, et de glace de montagne. À cause du réchauffement, 2 ou 3 degrés suffisent. » Une parole visionnaire. Face à lui, l’explorateur Jacques-Yves Cousteau n'était absolument pas convaincu : « C'est un baratin ça ! L’histoire du CO2, c’est entendu, c'est vrai on en fabrique beaucoup, mais il y a quand même des correcteurs automatiques. »

Des alertes de plus en plus récurrentes

Dans les années 80, les avertissements continuèrent. Comme avec cette alerte du climatologue Jean-Claude Duplessy sur les années à venir en 1988 : « Un tel changement de climat va bien sûr s’accompagner d’un changement dans le régime des pluies. On ne sait pas du tout si nous aurons des étés plus secs, ce qui serait catastrophique, ou plus humides, ce qui serait favorable à l'agriculture. »

Des inquiétudes partagées par le journaliste météo Laurent Cabrol en 1989. Après les scientifiques, c'était au tour des journalistes de lancer l’alerte. À l’époque, Nîmes venait de connaître des inondations meurtrières, la Bretagne une tempête très violente : « On a peur de cette patte que l’homme applique à l’atmosphère et qui va certainement modifier le climat. On ne peut pas dire le contraire. »

Chaque année, ou presque, c’est la même chose. Des alertes encore et encore sur le réchauffement climatique. Alors que la COP 27 s’est ouverte en Égypte, l’ONU tire la sonnette d’alarme. Si l’accord de Paris, adopté en 2015, n’est pas respecté, le réchauffement de la planète risque d’atteindre 2,6 degrés d'ici à la fin du siècle.

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