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2019 : Alexandre Benalla peu coopératif face à la Commission sénatoriale 

2019 : Alexandre Benalla peu coopératif face à la Commission sénatoriale 

Après trois semaines de procès en septembre dernier, le tribunal correctionnel de Paris a condamné Alexandre Benalla à trois ans de prison dont un ferme. Il était notamment accusé d'utilisation frauduleuse de passeports diplomatiques, une question qu’il se voyait posée par la Commission sénatoriale en janvier 2019.

Par la rédaction de l'INA - Publié le 13.09.2021 - Mis à jour le 05.11.2021
Alexandre Benalla face aux sénateurs - 2019 - 02:08 - vidéo
 

Après trois semaines de procès en septembre dernier, le tribunal correctionnel de Paris a condamné Alexandre Benalla rendu son verdict ce vendredi 5 novembre. Il était jugé pour les violences du 1er-Mai mais aussi l'utilisation frauduleuse de ses passeports diplomatiques. L'ancien chargé de mission au cabinet d'Emmanuel Macron a donc été condamné à trois ans de prison dont deux avec sursis. La peine ferme sera exécutée à domicile. Alexandre Benalla est également condamné à 500 euros d'amende, avec interdiction d’exercer toute fonction publique pendant 5 ans. Il se voit aussi confisquer des armes dont il est le propriétaire.

En janvier 2019, Alexandre Benalla avait été entendu par la Commission sénatoriale pour s'expliquer sur son utilisation de passeports diplomatiques, qu’il aurait dû avoir rendus, pour plusieurs déplacements entre l’été et la fin 2018.  C’est sur ce dernier point que nous revenons à travers l’archive en tête d’article. Il s’agit d’un résumé par le journal télévisé du 21 janvier 2019, sur France 3, d’une audition d’Alexandre Benalla par la commission d’enquête sénatoriale sur l’affaire, portant précisément ce jour-là sur la question des passeports.


L’affaire Benalla éclatait le 18 juillet 2018 avec les révélations du Monde. Le journal relatait comment, en marge des manifestations du 1er mai 2018, à Paris, Alexandre Benalla, alors chargé de mission sécurité à l’Elysée, et en observation auprès des forces de l’ordre, s’était lui-même chargé de la sécurité en interpellant violemment un couple attablé sur la place de la Contrescarpe, coupable d’avoir auparavant lancé des projectiles sur la police. Le lendemain, après avoir mis sa direction au courant de l’événement, Alexandre Benalla était mis à pied quinze jours. Fin mai, alors que l’opinion n’avait toujours pas été mise au courant de l’affaire, l’Elysée lui demandait de rendre ses passeports diplomatiques, ce à quoi il s’engageait par écrit. Au contraire, toujours selon Le Monde, le 28 juin, il utilisait « à l’insu de sa hiérarchie, selon les déclarations de François-Xavier Lauch – alors chef de cabinet d’Emmanuel Macron et partie civile –, un courrier à en-tête de l’Elysée pour demander un nouveau passeport de service au ministère des affaires étrangères ».


C’est précisément sur ces questions que la commission du Sénat interrogeait Alexandre Benalla le 21 janvier 2019. Des questions restées alors largement sans réponse, l’assemblée se heurtant au silence de l’ancien chargé de mission à l’Elysée.

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