Aller au contenu principal
2018 : le choc après l'assassinat du journaliste Jamal Khashoggi

2018 : le choc après l'assassinat du journaliste Jamal Khashoggi

Emmanuel Macron a rencontré samedi 4 décembre le prince héritier de l'Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, trois ans après l'assassinat de Jamal Khashoggi. Retour sur les faits, avec cette archive du 20 octobre 2018.

Par la rédaction de l'INA - Publié le 03.12.2021
Jamal Khashoggi : l'onde de choc - 2018 - 02:15 - vidéo
 

Emmanuel Macron a été, samedi 4 décembre, l'un des tout premiers responsables occidentaux à rencontrer le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane depuis l'assassinat en 2018 du journaliste saoudien Jamal Khashoggi.

Jamal Khashoggi était un journaliste influent et proche de la famille royale saoudienne. Entré en dissidence en 2017, il s’était exilé aux Etats-Unis. Il critiquait surtout le prince héritier et la décision de l’Arabie saoudite d’entrer en guerre contre le Yémen en 2015.

Le 2 octobre 2018, le journaliste est aperçu pour la dernière fois vivant. Son entrée au consulat d’Arabie saoudite à Istanbul a été filmée par les caméras de sécurité du bâtiment. Très vite, les autorités turques accusent l’Arabie saoudite de la mort violente après torture de Jamal Khashoggi, et obtiennent d’inspecter le consulat.

Onde de choc

Face à la pression internationale, l’Arabie saoudite finit par reconnaître le 20 octobre le meurtre du journaliste dans son consulat, mais donne une version différente, affirmant qu'il aurait été tué lors d'une rixe. Les autorités saoudiennes reconnaissent néanmoins leur implication en limogeant deux proches du prince et en annonçant détenir 18 suspects saoudiens. Le prince héritier, que de nombreux journalistes turcs et arabes accusent directement d’être le responsable de l’assassinat, est épargné par les autorités saoudiennes.

La confirmation de la responsabilité saoudienne dans l’assassinat de Khashoggi provoque une onde de choc mondiale. Donald Trump, alors président des Etats-Unis, principal pays allié de l’Arabie saoudite, concède que l’affaire sera étudiée avec le Congrès, mais réfute les sanctions économiques, qui représentent « 110 milliards de contrats et 600 000 emplois ».

Au cours du reportage que France 3 consacre à l'affaire le 20 octobre, François Heisbourg, ancien directeur de la Fondation pour la recherche stratégique, revient sur les raisons pour lesquelles le journaliste saoudien dérangeait le pouvoir de son pays : « Quelqu’un comme Kashoggi,  qui connaissait bien le système de l’intérieur, mais qui s’était mis, croyait-il, en sécurité à l’extérieur avec notamment des plates-formes médiatiques magnifiques, comme le Washington Post : ça s’était insupportable pour Mohamed Ben Salmane, donc il fallait le faire taire d’une manière ou d’une autre. »

Le 26 février 2021, le New York Times rendait public un rapport déclassifié de la CIA accusant formellement le prince héritier d'avoir « validé » l'assassinat du journaliste saoudien.

S'orienter dans la galaxie INA

Vous êtes particulier, professionnel des médias, enseignant, journaliste... ? Découvrez les sites de l'INA conçus pour vous, suivez-nous sur les réseaux sociaux, inscrivez-vous à nos newsletters.

Suivre l'INA éclaire actu

Chaque jour, la rédaction vous propose une sélection de vidéos et des articles éditorialisés en résonance avec l'actualité sous toutes ses formes.