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2007, "Moi j'en bave, mais les jeunes plus tard, ça sera encore pire"

2007, "Moi j'en bave, mais les jeunes plus tard, ça sera encore pire"

Le Secours Populaire sonne l'alarme. Le nombre de précaires n'a jamais été aussi important depuis la Seconde Guerre mondiale. Retour en 2007 où plus de 12% des Français vivaient sous le seuil de pauvreté et s'inquiétaient pour leurs enfants.


Par la rédaction de l'INA - Publié le 30.09.2020 - Mis à jour le 30.09.2020

2007, "Moi j'en bave, mais les jeunes plus tard, ça sera encore pire"

Le Secours Populaire sonne l'alarme. Le nombre de précaires n'a jamais été aussi important depuis la Seconde Guerre mondiale. Retour en 2007 où plus de 12% des Français vivaient sous le seuil de pauvreté et s'inquiétaient pour leurs enfants.


Par la rédaction de l'INA - Publié le 30.09.2020 - Mis à jour le 30.09.2020
 
Le Secours Populaire sonne l'alarme. Le nombre de précaires n'a jamais été aussi important depuis la Seconde Guerre mondiale. Retour en 2007 où plus de 12% des Français vivaient sous le seuil de pauvreté et craignaient déjà une aggravation de la précarité.

A l'occasion de la publication, ce mercredi, de son 14e baromètre annuel de la pauvreté, réalisé avec Ipsos, le Secours Populaire sonne l'alarme. Pendant les deux mois du confinement, 1.270.000 personnes ont sollicité l'aide de l'association, contre 3,3 millions sur toute l'année 2019. En 2007, dans ce même baromètre, 80 % des Français estimaient que les générations futures auraient plus de risques de se retrouver un jour en situation de précarité. Une crainte d'autant plus élevée chez les parents déjà en difficulté.

"Moi, j'en bave pour l'instant, mais les jeunes plus tard ça sera encore pire" !

A l'époque, trois Français sur dix déclaraient avoir déjà connu à un moment de leur vie une situation de pauvreté. On comptait plus de jeunes en situation d'exclusion, plus de familles monoparentales en grande difficulté, plus de travailleurs pauvres. Ce reportage tourné à Belfort montrait que face à la progression du chômage et de la pauvreté, plus que jamais, les parents craignaient pour l'avenir de leurs enfants. Annie, par exemple, venait au Secours populaire une fois par semaine. Un petit RMI, une pension alimentaire. Au total, elle ne disposait que d'un peu plus de 400 euros mensuel pour élever, seule, sa fille de 13 ans.

"Souvent ma fille rentre et me dit maman j'ai faim…, la femme mime un geste signifiant qu'elle n'a rien à lui donner, "puis elle me dit, non, ne te fais pas de soucis, c'est pas grave, je vais me faire un bol. Y'a des gâteaux, je vais prendre des gâteaux, ne t'inquiète pas. On fait à peu près un repas normal le soir. Donc voilà mais elle ne demande rien de plus…"

Son espoir pour sa fille était qu'elle poursuive des études pour s'en sortir, laissant couler quelques larmes, Annie concluait, "j'espère qu'elle va trouver sa voie et faire des études parce que sinon… Moi, j'en bave pour l'instant, mais les jeunes plus tard ça sera encore pire"!

Selon le Secours populaire, parmi les demandeurs de 2020, 45% n'avaient jusque-là jamais franchi la porte du Secours Populaire. 38% des plus précaires avouent même sauter des repas faute de moyens !


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