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2006, une étude annonçait la fonte des glaces en Antarctique

2006, une étude annonçait la fonte des glaces en Antarctique

Un iceberg d'une taille équivalente à la moitié de celle de l'île de Corse, le plus gros au monde, s'est détaché de la banquise en Antarctique. Un phénomène que les scientifiques anticipaient déjà au milieu des années 2000.


Par la rédaction de l'INA - Publié le 01.03.2021 - Mis à jour le 20.05.2021

2006, une étude annonçait la fonte des glaces en Antarctique

Un iceberg d'une taille équivalente à la moitié de celle de l'île de Corse, le plus gros au monde, s'est détaché de la banquise en Antarctique. Un phénomène que les scientifiques anticipaient déjà au milieu des années 2000.


Par la rédaction de l'INA - Publié le 01.03.2021 - Mis à jour le 20.05.2021
La fonte des glaces dans l'Antarctique - 2006 - 01:42 - vidéo
 
La fonte des glaces dans l'Antarctique - 2006 - 01:42 - vidéo

C'est un nouveau signe, impressionnant, du réchauffement climatique. Un immense iceberg, le plus gros du monde, s'est détaché de la banquise en Antarctique. Baptisé A-76, il fait environ 170 km de long sur 25 km de large, pour une surface totale de 4.320 km2. Il s'est détaché dans la mer de Weddel, selon un communiqué de l'agence Spatiale européenne, diffusé mercredi. Il avait été repéré préalablement par le British Antarctic Survey (BAS), un organisme de recherches britannique sur les zones polaires, installé dans une base située non loin de la zone.

Le 11 mars 2006, il y a 15 ans, une étude scientifique alertait déjà sur ce risque de fracture de la glace.

Une étude détaillée dans ce sujet du 20 heures le journal… "Et si l'Antarctique devenait un jour un immense puzzle de glace ?"

A l'époque cette situation n'était encore qu'une simulation. Mais une étude scientifique démontrait de manière certaine que la fonte des glaces dans l'Antarctique devenait bien une réalité et l'accélération du phénomène commençait à inquiéter la communauté scientifique. "L'eau s'écoule dans la glace, elle arrive à fracturer un bloc de glace grand comme un département français", précisait le commentaire.

Le glaciologue Jean Jouzel, directeur de l'Institut Pierre Simon Laplace (IPS) pointait du doigt l'impact de l'activité humaine sur l'effet de serre et sur ce phénomène de fonte.

Même préoccupation en Arctique. Une situation préoccupante car la zone contenait environ 70% des stocks d'eau douce mondiaux. On soupçonnait alors que le niveau de fonte des glaces avait quasiment doublé en cinq ans.

Lee Cooper, climatologue de l'université du Tennessee aux Etats-Unis évoquait le même phénomène au Pôle Nord où a fonte des glaces mettait déjà en péril la faune locale, obligée de se déplacer de plus en plus loin pour trouver une banquise où se reposer. "Les ours polaires sont une espèce aquatique mais ils ne peuvent pas nager près de 300 km, c'est justement ce qui correspond au retrait de la glace sur la côte nord de l'Alaska."


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