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2006, Franck Dubosc : inspirateur du film "Camping"

2006, Franck Dubosc : inspirateur du film "Camping"

TMC diffuse ce mardi soir la comédie de Fabien Ontoniente sortie en 2006, intitulée Camping. A l'origine du scénario, l'acteur et humoriste Franck Dubosc, lui-même adepte du camping depuis sa tendre enfance.


Par la rédaction de l'INA - Publié le 01.09.2020 - Mis à jour le 01.09.2020

2006, Franck Dubosc : inspirateur du film "Camping"

TMC diffuse ce mardi soir la comédie de Fabien Ontoniente sortie en 2006, intitulée Camping. A l'origine du scénario, l'acteur et humoriste Franck Dubosc, lui-même adepte du camping depuis sa tendre enfance.


Par la rédaction de l'INA - Publié le 01.09.2020 - Mis à jour le 01.09.2020
Les cinq dernières minutes : Franck Dubosc - 2006 - 05:49 - vidéo
 
Les cinq dernières minutes : Franck Dubosc - 2006 - 05:49 - vidéo

Le 26 avril 2006, à l'occasion de la sortie du long métrage, l'acteur est reçu par Elise Lucet sur le plateau des cinq dernières minutes du 13h00 de France 2. D'emblée la journaliste dévoile, visiblement amusée, qu'il a inspiré le film et participé à l'écriture du scénario.

"C'est un peu de votre histoire, ce film ?... parce qu'on peut dire que, le camping, vous connaissez bien !..."

Franck Dubosc confirme, "Depuis que je suis tout petit, mes vacances à moi, c'était le camping. Je n'ai pas voulu faire un film sur le camping, j'avais envie de faire un film sur les vacances. Mes vacances de tout petit jusqu'à un peu plus grand…"

"Oui j'ai fait 36 ans de camping dit-on, c'est comme 22 ans de légion étrangère..."

Elise Lucet l'interrompt "jusqu'à 36 ans il parait, c'est dingue !"

"Oui j'ai fait 36 ans de camping dit-on, c'est comme 22 ans de légion étrangère vous savez. Ça laisse des marques… de maillot" plaisante-t-il avant de confier "secrètement, ce que je voulais c'était montrer à mon papa qui est parti, que je ne le prenais pas pour un plouc. Il est mort persuadé que je pensais que sa vie et son statut social, puisque moi, je m'embourgeoisais un petit peu, me déplaisait. Et puis, pas du tout. J'avais envie de montrer des gens gentils et montrer que tout ce qu'il m'a appris avec le camping: les relations avec les gens, le bonheur, que c'était ces trois semaines de vacances, c'est ça que je voulais montrer", confie-t-il avec émotion.

Elise Lucet souligne à son tour le caractère touchant du film, "parce que c'est très drôle ce film. Il y a des répliques qui vont faire mouche. C'est une évidence, mais c'est aussi très tendre".

Le scénariste acquiesce, "Oui, il y a les deux. Oui, c'est vrai, c'est les vacances. Les vacances c'est drôle, c'est amusant, c'est tendre, c'est une parenthèse. Je disais, mon père, il y avait 11 mois de l'année: c'était gris, c'était la tristesse, la monotonie de l'année. Le chômage, plus tard dans sa vie. Et puis, il arrivait, il prenait un sourire comme ça en mettant la caravane sur la boule. Il partait en vacances et là, je voyais mon père pendant trois semaines avec la banane comme ça, même s'il avait des problèmes pendant les vacances. C'était des problèmes de vacances, donc, c'était rigolo. C'est ça qui est dans le film".

Elise Lucet évoque ensuite le thème du film "On ne va pas raconter l'histoire de tout le film, mais c'est quand même un peu le choc des cultures ce film. Parce qu'il y a un Gérard Lanvin très chic qui arrive tout à coup dans l'univers des Flots bleus [le nom du camping]. Et c'est ça aussi qui est sympa, c'est ce choc des cultures".

"Oui, quand on a commencé à écrire avec Fabien… il fallait qu'on trouve le biais, l'œil de l'autre, l'œil de celui qui n'a pas fait de camping. Il demande à brûle pourpoint à Elise Lucet: "vous avez fait du camping ? Elle lui répond visiblement surprise: "un tout petit peu et i y a très longtemps…". L'acteur s'exclame moqueur "menteuse, bourgeoise !"

Elle s'insurge, "un tout petit peu, en Grèce. J'avais cinq ans et je peux vous dire que c'était un peu sauvage".

Plus sérieusement, il reprend, "nous ce qu'on voulait: l'oeil de celui qui n'en n'a jamais fait et c'est comme ça que c'est intéressant. Il y a des gens qui vont aller voir le film qui n'en ont jamais fait et d'autres qui en on fait. Il fallait qu'on ait les deux, la bascule entre les deux. On ne voulait être méchant avec aucun des deux, surtout".

"C'est vrai que mon père passait ses vacances dans un petit maillot de bain, "moule burnes"… 

Après la diffusion d'un extrait, la discussion reprend entre le comédien et la journaliste à propos du look de son héros prénommé Jacques Chirac, notamment son "maillot de bain moulant très seventies…"

"C'est vrai que mon père passait ses vacances dans un petit maillot de bain, "moule burnes"… et puis, c'est un clin d'oeil. C'est juste pour être drôle. Ça me faisait marrer d'avoir ce petit maillot de bain. Ce qui est drôle, c'est de le porter tout le temps. Quand on va faire les courses, quand on va en ville. On ne se rend plus compte. Le premier jour, on sort de la loge et puis on a un petit peu honte, quoi, parce ce que on a peur de rendre les gens jaloux hein". Elise Lucet s'esclaffe tandis que Franck Dubosc se lance dans une tirade d'autosatisfaction ironique, "c'est phénoménal ! Et là, je le vois sur des grands écrans. C'est énorme. Je suis fait pour le cinéma, je peux vous dire. Et mon Patrick Chirac dans le film, et bien quand je vois le maillot sur un grand écran, je me dis qu'on aurait dû l'appeler de Gaulle. Je vous le dis tout de suite, mais non, c'est vrai qu'on s'y fait".

Hilare Elise Lucet poursuit l'interview, "il y a un petit côté, "Bronzés" quand même. Faut le dire, non? Ça ressemble au film un peu des "Bronzés". Ça me dérange quand on dit ça ?"

Après de nombreuses dénégations, l'acteur répond, "Non, pas du tout. Non, non, non, non. Mais je ne veux pas que les gens espèrent voir "Les Bronzés" ou ne pas voir "Les Bronzés". C'est les vacances, il y a des tongs, il y a des gens en maillot de bain, il y a des gens en vacances. Et puis, c'est une comédie, donc forcément, tous les westerns ne se ressemblent pas. Sauf qu'il y a des Indiens et des cow-boys. Bon, ben voilà, et c'est drôle. Mais j'adore "Les Bronzés". Je suis un grand fan, donc forcément, c'est jamais vexant qu'on dise ça mais on n'a surtout pas voulu y ressembler. Parce que c'est un truc vrai et émouvant. Un petit peu plus que "Les Bronzés", conclut Franck Dubosc sur le ton de la confidence. 

Pour aller plus loin

19-20 Edition nationale : reportage consacré au nouveau film de Fabien Onteniente Camping. Film qui raconte la rencontre entre des campeurs et un habitué de centres de loisirs plus sélects. "Sur la table, j'ai mis tous mes souvenirs de camping…" (24 avril 2006)

20 heures le journal : "Camping". Reportage consacré au nouveau film de Fabien Ontoniente Camping. Franck Dubosc se remémore cette époque en montrant quelques photos personnelles. (25 avril 2006)


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