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2004 : Al Sistani, "homme clé" de l'Irak chiite

2004 : Al Sistani, "homme clé" de l'Irak chiite

« Un grand, un sage, un homme de Dieu. » C'est en ces termes que le pape François a décrit l'ayatollah Ali Al Sistani, rencontré par le Souverain pontife lors de son voyage historique en Irak, du 5 au 7 mars. En 2004, F2 le présentait comme « l'homme clé » de la reconstruction de l'Irak. 


Par la rédaction de l'INA - Publié le 08.03.2021 - Mis à jour le 06.05.2021

2004 : Al Sistani, "homme clé" de l'Irak chiite

« Un grand, un sage, un homme de Dieu. » C'est en ces termes que le pape François a décrit l'ayatollah Ali Al Sistani, rencontré par le Souverain pontife lors de son voyage historique en Irak, du 5 au 7 mars. En 2004, F2 le présentait comme « l'homme clé » de la reconstruction de l'Irak. 


Par la rédaction de l'INA - Publié le 08.03.2021 - Mis à jour le 06.05.2021
Portrait de l'imam Al Sistani - 2004 - 01:57 - vidéo
 
Portrait de l'imam Al Sistani - 2004 - 01:57 - vidéo
« Un grand, un sage, un homme de Dieu. » C'est en ces termes que le pape François a décrit l'ayatollah Ali Al Sistani, rencontré par le Souverain pontife lors de son voyage historique en Irak, du 5 au 7 mars. Le chef spirituel des chiites d'Irak, aujourd'hui âgé de 90 ans, était dépeint par France 2 en 2004 comme un « homme clé », favorable au dialogue et à la démocratie. 

Le 26 août 2004, plus d'un après l'invasion américaine de l'Irak, un reportage de France 2 dresse le portrait de l'ayatollah Al Sistani. Né en Iran en 1930, il étudie et vit à Najaf, en Irak. Durant les années 1970, il côtoie l'ayatollah Khomeini, qui prend la tête de la révolution islamique en Iran en 1979 lors du renversement du Shah. Mais contrairement à ce dernier, Al Sistani ne milite pas pour l'établissement d'une république islamique en Irak. 

A la chute de Saddam Hussein, le 9 avril 2003, Al Sistani se retrouve sur le devant de la scène politique d'un pays à 60 % chiite, longtemps gouverné par la minorité sunnite. S'il ne rejette pas le dialogue avec les Américains, il refuse de rencontrer personnellement le proconsul Paul Bremer, en poste à Bagdad, et retoque régulièrement les projets étasuniens, réclamant plus de démocratie et des élections afin d'asseoir la souveraineté du peuple irakien. 

Pour Bassam Tahhan, professeur de géopolitique et chercheur au CNRS, ce portrait d'Al Sistani en homme politique modéré et démocrate doit être largement relativisé : « [Al Sistani] est le gardien des intérêts islamiques des chiites. On ne peut pas dire que Sistani soit vraiment comme on le représente dans les médias aujourd'hui, l'homme modéré ». Selon ce spécialiste, l'ayatollah est avant tout un « homme politique » qui veille à « ce que plusieurs tendances, plusieurs sensibilités des chiites soient représentées ».

Lors d'une rencontre historique samedi 6 mars 2021 à Najaf, le pape François et l’ayatollah Al Sistani ont plaidé pour la paix et l’égalité pour les Irakiens de toutes croyances.

Le pape François s'apprête à rencontrer l'ayatollah Al Sistani à Najaf, le 6 mars 2021. Crédit AFP

Cyrille Beyer


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