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2003, lorsque Raffarin se rendait en Chine en pleine épidémie de SRAS

2003, lorsque Raffarin se rendait en Chine en pleine épidémie de SRAS

L'épidémie chinoise de coronavirus commence à inquiéter les économistes. En 2003, l'épisode du SRAS avait sérieusement freiné l'économie chinoise, c'est cette période qu'avait choisie le Premier ministre Raffarin pour se rendre à Pékin.


Par la rédaction de l'INA - Publié le 30.01.2020 - Mis à jour le 31.01.2020

2003, lorsque Raffarin se rendait en Chine en pleine épidémie de SRAS

L'épidémie chinoise de coronavirus commence à inquiéter les économistes. En 2003, l'épisode du SRAS avait sérieusement freiné l'économie chinoise, c'est cette période qu'avait choisie le Premier ministre Raffarin pour se rendre à Pékin.


Par la rédaction de l'INA - Publié le 30.01.2020 - Mis à jour le 31.01.2020
Raffarin en Chine - 2003 - 02:06 - vidéo
 
Raffarin en Chine - 2003 - 02:06 - vidéo
L'épidémie chinoise de coronavirus commence à inquiéter les économistes. En 2003, l'épisode du SRAS avait sérieusement freiné l'économie chinoise, c'est cette période qu'avait choisie le Premier ministre français Raffarin pour aller négocier des contrats avec l'Empire du milieu.

Fin avril 2003, en pleine épidémie de pneumopathie atypique, Jean-Pierre Raffarin, le chef du gouvernement français, accepte l'invitation du gouvernement chinois de se rendre à Pékin, alors que la plupart des responsables étrangers, tels Tony Blair ou Dick Cheney ont décliné l'invitation. En effet, le monde vient d'apprendre que Pékin a dissimulé la vérité sur l'expansion du virus. Sur place, le Premier ministre français arbore un large sourire et surtout, ne porte pas de masque, contrairement à la majorité de ses hôtes. Un contraste frappant ! Et un sacré soutien pour les Chinois.

Au programme : revue des troupes chinoises en compagnie du Premier ministre chinois, Wen Jiabao, rencontre avec le président chinois Hu Jintao. Dans sa déclaration à propos de du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS), Jean-Pierre Raffarin, va tout de même rappeler l'importance d'une communication claire dans ce contexte de crise : "nous sommes là dans une situation où les risques de rumeurs peuvent être nombreux, donc il n'y a qu'un seul choix, c'est celui de la transparence."

Mais l'objectif de ce voyage, c'est clairement de signer de juteux contrats entre la Chine et des entreprises françaises. C'est chose faite avec la signature de trois grands contrats pour Airbus, Alstom et le Crédit Lyonnais.

Dans un article de décembre 2019 relatant cet épisode, "Le Monde" précisait :  "Sa venue est du pain bénit pour le pouvoir, sous le feu des critiques. Le président Jacques Chirac s’amusera longtemps ensuite d’avoir entendu M. Raffarin s’inquiéter pour sa santé, et de lui avoir rétorqué qu’il serait bien plus aisé de trouver un remplaçant à Matignon qu’un Français capable de se faire apprécier de Pékin." ("Les tribulations de Jean-Pierre Raffarin en Chine" par Harold Thibault et Brice Pedroletti, publié le 6 décembre 2019)

Depuis avril 2003, les relations amicales entre l'ancien Premier ministre et la République populaire ne se sont pas démenties. Le 29 septembre dernier, Jean-Pierre Raffarin a même reçu la Médaille de l’amitié 2019 remise par le président chinois, Xi Jinping, à Pékin.

Pour aller plus loin

Soir 3 : Jean Pierre Raffarin ira quand même en Chine malgré l'épidémie de pneumopathie. (23 avril 2003)


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