Aller au contenu principal
2003, le "doggy bag" a plus d'un tour dans son sac

2003, le "doggy bag" a plus d'un tour dans son sac

Une commission de l'assemblée nationale veut imposer le "doggy bag" aux restaurateurs. En 2003, un restaurant bordelais proposait à ses clients un "doggy bag" pour ramener les bouteilles de vin non finies...


Par la rédaction de l'INA - Publié le 05.04.2018 - Mis à jour le 06.04.2018

2003, le "doggy bag" a plus d'un tour dans son sac

Une commission de l'assemblée nationale veut imposer le "doggy bag" aux restaurateurs. En 2003, un restaurant bordelais proposait à ses clients un "doggy bag" pour ramener les bouteilles de vin non finies...


Par la rédaction de l'INA - Publié le 05.04.2018 - Mis à jour le 06.04.2018
"Doggy bag" : ramener son vin chez soi - 2003 - 01:53 - vidéo
 
"Doggy bag" : ramener son vin chez soi - 2003 - 01:53 - vidéo
Le 21 mars dernier, la commission développement durable de l'Assemblée nationale a voté un amendement visant à rendre le "doggy bag" obligatoire dans les restaurants. L'organisation patronale Umih a d'ores et déjà annoncé être contre cette pratique.

Le terme "doggy bag" veut littéralement dire "sac à toutou". Les restes sont destinés à nourrir le chien. Très utilisé dans les restaurants italiens et asiatiques, le "doggy bag" est recommandé en France mais pas obligatoire. Cependant, depuis 2010, il est de plus en plus fréquemment utilisé, même dans les restaurants les plus prestigieux. Mais les restaurateurs ne sont pas obligés d'accepter...

Dans ce reportage de France 3 Bordeaux en 2003, un restaurant permettait à ses clients de rapporter chez eux les bouteilles de vin non finies. Patrice Paillat, directeur du Bistrot Régent, était optimiste quant à l'utilisation de ce "sac à papier" : "Pour l'instant, c'est plutôt une curiosité. [...] Je pense que c'est quelque chose de très positif et qui ne peut aller qu'en s'améliorant".

Au début des années 2000, la consommation de vin dans les restaurants était en chute libre. En un an, elle a baissé de 15%. Du côté des clients, ils étaient ravis de cette initiative. Un homme témoignait : "Je trouve ça très bien. Ça va enrayer cette hémorragie, il y a moins de consommation."

En 2018, le gaspillage alimentaire en restauration collective et commerciale représente 21 kilos par Français et par an. Le but de cette commission est donc de généraliser une pratique déjà existante et de réduire par deux le gaspillage alimentaire d'ici à 2025. Mais des réticences existent. Tout d'abord, la pratique n'est jamais vraiment rentrée dans les mœurs françaises au contraire des anglo-saxons.

Pour voir le jour, cet amendement doit d'abord passer en commission des affaires économiques de l'Assemblée, avant d'être adoptée par les députés à compter du 21 mai.


S'orienter dans la galaxie INA

Vous êtes particulier, professionnel des médias, enseignant, journaliste... ? Découvrez les sites de l'INA conçus pour vous, suivez-nous sur les réseaux sociaux, inscrivez-vous à nos newsletters.

Suivre l'INA éclaire actu

Chaque jour, la rédaction vous propose une sélection de vidéos et des articles éditorialisés en résonance avec l'actualité sous toutes ses formes.