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1992, quand la police est accusée de racisme

1992, quand la police est accusée de racisme

La question du racisme et des violences policières refait surface après la vidéo choquante d'une bavure policière. En 1992, une affaire de violence policière sur fond raciste était classée sans suite, malgré sa dénonciation par la Fédération internationale des droits de l'homme sur le racisme dans la police.


Par la rédaction de l'INA - Publié le 30.11.2020 - Mis à jour le 01.12.2020

1992, quand la police est accusée de racisme

La question du racisme et des violences policières refait surface après la vidéo choquante d'une bavure policière. En 1992, une affaire de violence policière sur fond raciste était classée sans suite, malgré sa dénonciation par la Fédération internationale des droits de l'homme sur le racisme dans la police.


Par la rédaction de l'INA - Publié le 30.11.2020 - Mis à jour le 01.12.2020
1992, quand la police est accusée de racisme - 2020 - 00:00 - vidéo
 
1992, quand la police est accusée de racisme - 2020 - 00:00 - vidéo
La question du racisme et des violences policières refait surface après la vidéo choquante d'un passage à tabac la semaine dernière d'un producteur de musique noir par des policiers blancs. En 1992, une affaire de violence policière sur fond raciste était classée sans suite, malgré sa dénonciation par la Fédération internationale des droits de l'homme sur le racisme dans la police.

6 septembre 1990, avenue de la résistance à Montreuil, Ibrahim Assouma et Boubakari Koumaré rentrent chez eux, il est 22h30. Un car de police s'arrête à leur hauteur, c'est un contrôle d'identité qui dégénère. Les deux hommes portent plainte pour violence illégitime à la police des polices, alors l'IGS (Inspection générale des polices), qui classe l'affaire sans suites, tandis que Ibrahim Assouma s'est retrouvé devant la justice, inculpé de rébellion.

L'affaire Assouma/Koumaré est citée dans le rapport de la Fédération internationale des droits de l'homme sur le racisme dans la police. Un réquisitoire sans nuance qui a déclenché la colère du ministre de l'Intérieur : « Affirmer comme on le fait depuis quelques jours sur la base de ce rapport, sur la base de quelques exemples ponctuels que je ne mets pas en cause, qui ne sont que des exemples, que la police française serait raciste, que la culture de la police française serait le racisme, se poser la question sérieusement sans plaisanter, "est-ce que la France serait encore la patrie des droits de l'homme", je dis que ce n'est pas raisonnable". »  

La plupart des syndicats se sont dit indignés, pourtant certains reconnaissent mais en privé, que trop souvent les policiers font preuve de comportement raciste.


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