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En 1989, la forêt amazonienne était déjà en danger

En 1989, la forêt amazonienne était déjà en danger

La forêt amazonienne n’en finit pas de reculer. C'est le triste constat établi jeudi 18 novembre par l’Institut national de recherche spatial du Brésil. En 1989, ce reportage alertait déjà sur les risques de disparition à terme du poumon de la planète.

 

Par la rédaction de l'INA - Publié le 27.08.2019 - Mis à jour le 19.11.2021
La destruction de la forêt en Amazonie - 1989 - 02:29 - vidéo
 

La forêt amazonienne n’en finit pas de reculer. Ce triste constat a été fait par l’Institut national de recherche spatial (INPE) du Brésil, qui a publié jeudi 18 novembre l'information selon laquelle la déforestation du poumon de la planète a augmenté de 22 % entre août 2020 et juillet 2021. Ainsi, 13 235 km2 de forêts ont été détruits, un chiffre s’approchant du précédent « record » atteint en 2005-2006, lorsque 14 286 km2 étaient partis en fumée.

Cette catastrophe écologique qui frappe l’Amazonie ne cesse d’être dénoncée depuis des années. Depuis des décennies même. Car dans les archives de l’INA, les alertes sur la déforestation apparaissent dès la fin des années 1980. Comme avec ce sujet du 7 mars 1989 issu de l’émission « Drevet vend la mèche », qui met en garde contre le risque pour la planète d’une disparition de la forêt amazonienne.

Désastre écologique

De façon très claire, le reportage évoque quatre causes de ce désastre écologique. La première, c’est l’éclairage historique. La déforestation de l’Amazonie commence dans les années 1960 lorsque le gouvernement brésilien décide la construit de la transamazonienne, une immense route à travers la forêt, pour mettre en valeur ces terres, notamment pour les habitants aux conditions de vie misérables du Nordeste, la région la plus pauvre du pays.

Deuxième acte. La tradition agricole de la région, puisqu’« au Brésil, on nettoie la terre en brûlant les arbres abattus ». Il s’ensuit « pour les deux premières années des récoltes acceptables, et puis la terre se transforme en sable ».

Troisième cause de la catastrophe, « plus de 500 millions de tonnes de gaz carbonique (CO2) sont [alors] rejetés chaque année dans l’atmosphère à cause de ces brûlis ». Enfin, quatrième problème, l’Amazonie est « immensément riche en millions de tonnes de minerai », ce qui provoque la convoitise des multinationales attirées par ces richesses, convoitises qui détruisent la forêt et l’habitat traditionnel des indigènes.

 

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