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1986, opération séduction pour la viande de cheval

1986, opération séduction pour la viande de cheval

Selon un tweet publié ce mercredi 14 avril sur le compte d'Hugo Clément, journaliste et militant pour le bien-être animal, 80% de la viande chevaline consommée en France est importée. Un phénomène déjà observé en 1986, de même que la chute de la consommation nationale. 


Par la rédaction de l'INA - Publié le 14.04.2021 - Mis à jour le 14.04.2021

1986, opération séduction pour la viande de cheval

Selon un tweet publié ce mercredi 14 avril sur le compte d'Hugo Clément, journaliste et militant pour le bien-être animal, 80% de la viande chevaline consommée en France est importée. Un phénomène déjà observé en 1986, de même que la chute de la consommation nationale. 


Par la rédaction de l'INA - Publié le 14.04.2021 - Mis à jour le 14.04.2021
 

Selon un article publié sur le site "réussir.fr", « malgré un recul structurel de la consommation de viande de cheval, l’offre française ne suffit pas à répondre à la demande. Ainsi, en 2019, la France a importé 9 020 tonnes de viande chevaline, soit quatre fois les volumes abattus. La viande chevaline rouge, la plus consommée en France, est issue majoritairement des importations ».

La crise de la viande chevaline, France 3 Bordeaux s'en faisait déjà l'écho il y a trente-cinq ans. Le 30 mai 1986, un reportage s'intéresse aux habitudes de consommation des Français, apparemment bien mitigées. « La viande de cheval, je n'en consomme pas, ça ne me dit rien. Je n'aime pas trop le goût, c'est fade », pour cette femme rencontrée entre les allées de la foire de Bordeaux. Quelques mètres plus loin, un père de famille est au contraire enthousiaste : « J'adore la viande de cheval, je trouve que ça a un goût spécial par rapport à d'autres viandes. »

En 1986, à la foire de Bordeaux, les boucheries chevalines proposent une opération séduction : des burgers et des steaks de cheval pour découvrir une viande de plus en plus boudée : « Depuis trois jours que nous sommes là, nous sommes très surpris de voir que les personnes qui goûtent la viande de cheval, au départ très réticents, sont après tous très satisfaits ». 

Satisfaction de ce boucher, et qu'en est-il des clients ? Si pour ce monsieur, c'est bien la viande qui est « délicieuse », d'autres ont des motivations moins gustatives : « Comme je joue toujours au tiercé, je me venge, voilà, c'est tout ce que j'ai à dire » !  


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