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1980 : Frank Williams, jeune loup de la F1

1980 : Frank Williams, jeune loup de la F1

Frank Williams, le fondateur et dirigeant de l’écurie de Formule 1 Williams, est mort le 28 novembre à l’âge de 79 ans. En 1980, alors en passe de remporter son premier titre mondial en formule 1, le jeune entrepreneur britannique ouvrait les portes de son écurie à TF1.

Par la rédaction de l'INA - Publié le 29.11.2021
 

Garagiste à ses débuts, pilote puis manager, Frank Williams, mort le 28 novembre à l’âge de 79 ans, a créé en 1977 à force d’abnégation et de passion sa propre écurie, Williams Grand Prix Engineering, avec l'ingénieur Patrick Head. En août 1980, lorsqu’il accorde une interview à TF1, l’Anglais a déjà hissé son nom sur les cimes de la F1, puisqu’il a manqué de peu le titre 1979, mais va le remporter quelques mois plus tard avec son pilote, l’Australien Alan Jones, sacré champion du monde en octobre 1980.

Pour TF1, le responsable de ce succès, c’est bien Frank Williams, un « jeune et modeste constructeur britannique qui tout à coup a décroché le gros lot en obtenant une aide financière des pays arabes. Plusieurs compagnies d’Arabie Saoudite lui ont permis de réunir un budget de 4 milliards de centimes ». Le reportage ne tarit pas d’éloges sur la détermination du jeune entrepreneur : « Frank Williams est un pur, un passionné, qui s’est longtemps contenté de sandwichs avant de déguster le caviar de la victoire et qui a totalisé plus de dettes que de succès. Il y a cinq ans quatre personnes seulement composaient l’équipe Williams. Actuellement, 70 mécaniciens travaillent dans cette usine près d’Oxford ». Patron d’une écurie ne produisant pas ses propres moteurs, contrairement aux majors de l’époque, les Ferrari et autres Renault, Williams se dit « très heureux de les battre », ajoutant qu’il y aurait « toujours des petites écuries en Formule 1 ».

« Agacé par les Français »

A ses côtés, l’ingénieur Patrick Head est l’autre grand responsable du succès britannique, avec « sa voiture réputée pour sa fiabilité, son aérodynamisme et sa tenue de route ». Williams, bien que parfaitement francophile, peut être « agacé par les Français », mais pour des raisons toutes professionnelles : « La question n’est pas que je n’aime pas la France ou les Français, mais vous devez comprendre que pour gagner en F1 il faut battre les Ligier et les Renault [références de l’époque sur le circuit F1], de très bonnes écuries qui représentent la France. Moi je représente un peu l’Angleterre. Comme au football, c’est une bataille entre l’Angleterre et la France. »

En 1986, Frank Williams est victime d’un grave accident sur le circuit du Castellet, qui le laisse tétraplégique. Ces années 1980, et la décennie suivante, auront été l’âge d’or de son écurie, avec 16 titres mondiaux (9 des constructeurs en association avec Honda puis Renault et 7 des pilotes, de Alan Jones en 1980 à Jacques Villeneuve en 1997). Avec 114 victoires en F1 et 128 pôles position, Williams demeure l’une des écuries les plus prestigieuses de la F1, même si depuis le milieu des années 2010, la marque britannique a perdu son lustre d’antan.

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