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1979, Milan Kundera : "Ce sont les Russes qui ont dit que je n'étais plus Tchèque".

1979, Milan Kundera : "Ce sont les Russes qui ont dit que je n'étais plus Tchèque".

L'écrivain Milan Kundera, 90 ans, s’est vu remettre la citoyenneté tchèque à son domicile parisien des mains de l’ambassadeur Petr Drulak, le 28 novembre dernier. Naturalisé français en 1981, le régime communiste l'avait déchu de sa nationalité tchèque en 1979.


Par la rédaction de l'INA - Publié le 03.12.2019 - Mis à jour le 04.12.2019

1979, Milan Kundera : "Ce sont les Russes qui ont dit que je n'étais plus Tchèque".

L'écrivain Milan Kundera, 90 ans, s’est vu remettre la citoyenneté tchèque à son domicile parisien des mains de l’ambassadeur Petr Drulak, le 28 novembre dernier. Naturalisé français en 1981, le régime communiste l'avait déchu de sa nationalité tchèque en 1979.


Par la rédaction de l'INA - Publié le 03.12.2019 - Mis à jour le 04.12.2019
Rennes, interview de Milan Kundera, écrivain - 1979 - 00:43 - vidéo
 
Rennes, interview de Milan Kundera, écrivain - 1979 - 00:43 - vidéo
L'écrivain Milan Kundera, 90 ans, s’est vu remettre la citoyenneté tchèque à son domicile parisien des mains de l’ambassadeur Petr Drulak, le 28 novembre dernier. Naturalisé français en 1981, il avait été déchu de sa nationalité tchèque en 1979 par le régime communiste.

Milan Kundera est né en 1929 à Brno, en République tchèque (alors Tchécoslovaquie), qui vit depuis 1968 sous occupation soviétique. En 1975, alors jeune écrivain, il obtient l’autorisation de se rendre en France pour enseigner la littérature à l’université de Rennes. Déchu de sa nationalité tchèque en 1979 pour ses écrits et ses positions politiques, il déclare à la télévision française ne pas être surpris par une telle mesure : « Aujourd’hui à Prague tout est plus ou moins manipulé, dirigé, contrôlé par les Russes, alors dans cette histoire il y a un paradoxe très intéressant, ce sont les Russes qui ont privé un Tchèque de sa nationalité, ce sont les Russes qui ont dit - tu n’es plus Tchèque ».

La même année, interrogé à son domicile rennais sur son sentiment vis-à-vis de l’exil, il déclarait : « En quittant mon pays, j’ai laissé beaucoup de choses, j’ai laissé mon pays, j’ai laissé le paysage auquel je suis très attaché, dans lequel je suis enraciné, je rêve presque chaque nuit le paysage de ma patrie, mais je crois que cette émigration ne signifie pas pour moi l’oubli, au contraire ».


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