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1979 : «L'homosexualité ? C'est une maladie, ils sont fous !»

1979 : «L'homosexualité ? C'est une maladie, ils sont fous !»

Ce mardi, comme tous les 17 mai, c'est la journée mondiale de lutte contre l'homophobie. Considérée comme une pathologie psychiatrique jusqu’en 1973 aux USA et jusqu’en 1992 en France, l'homosexualité est depuis toujours discriminée. Exemple avec ces paroles fortes recueillies dans la rue, il y a un peu plus de quarante ans. 

Par la rédaction de l'INA - Publié le 17.05.2021 - Mis à jour le 17.05.2022
Microtrottoir sur l'homosexualité - 1979 - 01:53 - vidéo
 

Ce mardi 17 mai, la journée mondiale contre l'homophobie et la transphobie met l'accent sur les préjugés, les discriminations et les violences que subissent toujours les homosexuels de par le monde. Dans les pays occidentaux, l'homosexualité a longtemps été considérée comme une maladie psychiatrique par le corps médical. Jusqu'en 1973 aux Etats-Unis et même 1992 en France. Depuis les années 1990, le combat pour les droits des homosexuels a progressé et le regard de la société a évolué, avec notamment l'adoption du «mariage pour tous» en France le 17 mai 2013. Les préjugés restent cependant tenaces, fruits d'une longue discrimination qui remonte au moins au XIX siècle, et qu'illustre ce micro trottoir parisien, en 1979. 

- « C'est une vraie maladie ! ils sont fous, ils doivent aller à l'asile ! »

- « Il y a deux sortes d'homosexuels, il y a d'abord ceux qui sont malades et puis ceux qui font ça pour l'argent. »

- « 70 ans que je suis dans ce quartier, [la présence des homosexuels] l'a affecté, il est pourri maintenant ! »

- « C'est pas normal, c'est un vice quoi ! »

- « J'aime pas du tout , je sais pas mais j'aime pas du tout. »

Rares exceptions parmi ces propos haineux d'hommes, cette femme explique les « aimer beaucoup » : « J'ai des amis qui sont comme ça, et je vais vous dire ils sont beaucoup plus aimables certaines fois que que les autres hommes, ils comprennent beaucoup mieux les problèmes. »

Une autre femme paraît surprise de leur «normalité» : « Paraît-il que dans ma maison il y en a! Je ne sais pas si c'est vrai. Je les côtoie, ils sont charmants, je me demande même si c'est réel ? »

Et un homme finalement, de conclure : « Ils font ce qu'ils veulent, si ça leur plaît. »

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