Aller au contenu principal
1978, le pyjama toxique

1978, le pyjama toxique

L'agence nationale de sécurité sanitaire recommande aux consommateurs de laver leurs vêtements neufs. En cause, des textiles traités par des substances toxiques. En 1978, un pyjama pour enfant était traité par un élément cancérigène (le Tris) mais autorisé à la vente en France...


Par la rédaction de l'INA - Publié le 04.07.2018 - Mis à jour le 04.07.2018

1978, le pyjama toxique

L'agence nationale de sécurité sanitaire recommande aux consommateurs de laver leurs vêtements neufs. En cause, des textiles traités par des substances toxiques. En 1978, un pyjama pour enfant était traité par un élément cancérigène (le Tris) mais autorisé à la vente en France...


Par la rédaction de l'INA - Publié le 04.07.2018 - Mis à jour le 04.07.2018
Pyjama toxique - 1978 - 02:35 - vidéo
 
Pyjama toxique - 1978 - 02:35 - vidéo

L'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) conseille de laver tout vêtement neuf avant de le porter. Si un passage en machine permet de réduire le nombre de substances chimiques présentes dans le textile, l'Anses regrette une réglementation insuffisante. Un phénomène qui n'est pas nouveau. Déjà en 1978, un pyjama pour enfant fabriqué aux Etats-Unis était traité par un élément chimique appelé le Tris. Après plusieurs analyses en laboratoire, il s'est avéré que ce composé provoquait des tumeurs cancérigènes, menaçant les jeunes enfants qui portaient leurs vêtements à la bouche. Interdite depuis lors aux Etats-Unis, la vente de vêtements traités par le Tris restait autorisé en France. Robert Biguet, de l'Institut national de la consommation, explique : "On peut en retrouver sur le marché français. [...] Ce qui est mauvais pour l'américain est mauvais pour le français donc il me paraîtrait logique une même obligation en France."

Un avis divergent de celui d'un vendeur de vêtements. Quand le journaliste demande à un importateur-vendeur si les vêtements sont dangereux, il répond : "Je ne pense pas. Si j'avais le moindre doute à ce sujet, je les enlèverai de la circulation automatiquement."

L'Anses poursuit jusqu'en octobre 2018 une étude sur les substances irritantes présentes dans les vêtements. En collaboration avec des dermatologues, l'Anses a confirmé la présence de certains produits chimiques comme le nonylphénol et le formaldéhyde. Elle demande également aux responsables de la commercialisation de chaussures et d'habillement de "s'assurer auprès de leurs fournisseurs de l'absence de substances irritantes".


S'orienter dans la galaxie INA

Vous êtes particulier, professionnel des médias, enseignant, journaliste... ? Découvrez les sites de l'INA conçus pour vous, suivez-nous sur les réseaux sociaux, inscrivez-vous à nos newsletters.

Suivre l'INA éclaire actu

Chaque jour, la rédaction vous propose une sélection de vidéos et des articles éditorialisés en résonance avec l'actualité sous toutes ses formes.