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1976, Bruno Bettelheim : contes de fées et psychanalyse

1976, Bruno Bettelheim : contes de fées et psychanalyse

Le 20 mars c'est la Journée mondiale du conte, l'occasion de revoir le psychologue Bruno Bettelheim expliquer ici les grandes lignes de sa méthode d'analyse basée sur les archétypes et symboles dissimulés dans les contes de fées.


Par la rédaction de l'INA - Publié le 10.03.2020 - Mis à jour le 16.03.2021

1976, Bruno Bettelheim : contes de fées et psychanalyse

Le 20 mars c'est la Journée mondiale du conte, l'occasion de revoir le psychologue Bruno Bettelheim expliquer ici les grandes lignes de sa méthode d'analyse basée sur les archétypes et symboles dissimulés dans les contes de fées.


Par la rédaction de l'INA - Publié le 10.03.2020 - Mis à jour le 16.03.2021
Bruno Bettelheim sur les contes de fées - 1976 - 02:06 - vidéo
 
Bruno Bettelheim sur les contes de fées - 1976 - 02:06 - vidéo

Bruno Bettelheim s'est rendu célèbre avec la publication de livres de vulgarisation sur la psychanalyse, notamment le célèbre essai Psychanalyse des contes de fées, paru en 1976. A l'occasion de sa parution, le spécialiste décryptait le message caché derrière les contes. En effet, quoi de plus anodin qu'un conte de fées ? Selon Bruno Bettelheim, sous des airs naïfs, ces récits fabuleux dissimulent des messages symboliques puissants et formateurs. Ils s'adressent directement au subconscient des enfants et joueraient même parfois un rôle curatif. Dans le JT d'Antenne 2 du 18 décembre 1976, le psychanalyste expliquait, dans un français quelque peu chaotique, les ressorts de cette découverte appliquée dans son École d'orthogénie de l'Université de Chicago qu'il dirigea pendant trente ans, jusqu'à sa mort en 1990.

Dans cette interview, il souligne d'abord le caractère instructif du conte, à travers l'exemple de Cendrillon. Que se cache-t-il derrière l'histoire de la pantoufle de vair et sous les tenues de bal apparues par magie ?

"L'enfant comprend, non pas dans sa conscience mais dans son inconscient, que Cendrillon ne veut pas être choisie pour ses beaux habits, ses bijoux (…) il faut que le prince la voit comme elle est vraiment (…) et que le prince fasse des efforts pour la trouver. Il n'y aura pas de vie heureuse si elle lui fait croire qu'elle est toujours belle (…).

Le conte place l'enfant de manière symbolique face à la réalité. Dans le cas présent : 

"On n'est pas toujours beau, toute la journée et toute la vie (…) Il faut que le prince choisisse la personne et pas les habits."

Pour le professeur Bettelheim, les contes de fées jouaient un rôle de médiateurs et de catalyseurs d'émotions et de concepts, capables de soigner et souvent de guérir les enfants de leurs traumas inconscients.

Florence Dartois


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