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1974 : la télévision commence à s'intéresser à l'Amazonie

1974 : la télévision commence à s'intéresser à l'Amazonie

La forêt amazonienne du Brésil a émis 18% de plus de carbone qu'elle n'en a absorbé. C'est le constat d'une étude franco-américaine publiée le 29 avril. Retour sur les premières alertes au sujet de l'Amazonie.


Par la rédaction de l'INA - Publié le 03.05.2021 - Mis à jour le 04.05.2021

1974 : la télévision commence à s'intéresser à l'Amazonie

La forêt amazonienne du Brésil a émis 18% de plus de carbone qu'elle n'en a absorbé. C'est le constat d'une étude franco-américaine publiée le 29 avril. Retour sur les premières alertes au sujet de l'Amazonie.


Par la rédaction de l'INA - Publié le 03.05.2021 - Mis à jour le 04.05.2021
 
La forêt amazonienne du Brésil a émis 18% de plus de carbone qu'elle n'en a absorbé. C'est le constat alarmant d'une étude franco-américaine publiée le 29 avril dans "Nature Climate Change". Retour sur les premières alertes au sujet de l'Amazonie, comme en 1974, sur le plateau de "Vivre à loisir".

C'est un constat alarmant publié à quelques mois de la Cop26 : la forêt amazonienne du Brésil, la plus importante en termes de superficie, ne stocke plus de carbone. Pire, elle en émet 18% de plus qu'elle n'en a naturellement absorbé.

Ce chiffre est le résultat d'une étude menée conjointement par l'Institut français de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement (Inrae) et l'université américaine d'Oklahoma et publiée le 29 avril dans la revue "Nature Climate Change". Victime de l'activité humaine, la forêt tropicale brésilienne, qui représente 60 % de la forêt primaire de la planète, a rejeté entre 2010 et 2019 plus de carbone qu'elle n'en a absorbé, avec 4,45 milliards de tonnes rejetées, contre 3,78 milliards de tonnes stockées.

En cause, la déforestation, qui s'est encore largement intensifiée depuis l'élection de Jair Bolsonaro en 2019, mais également une dégradation plus insidieuse de la forêt, causée par les incendies et les coupes aux abords du massif forestier.

Dangereuse déforestation

1974, une autre époque. La télévision commence à s'intéresser à cette vaste forêt humide encore mal connue de la majorité des Français. Deux voyageurs de retour d'un périple de deux mois en Amazonie sont reçus sur le plateau de "Vivre à loisir, Voyages sauvages". Ils y dénoncent le risque que la construction de la grande route transamazonienne fait alors courir sur la biodiversité de la région : « La déforestation est déjà dangereuse en ce sens que certaines espèces d'arbres vont disparaître, et par une réaction en chaîne va faire disparaître d'autres espèces, selon le même processus que l'on trouve dans le règne animal ». 

Les deux voyageurs dénoncent également la menace que fait courir la déforestation sur la population indigène, « progressivement remplacée par une autre population en provenance du sud du Brésil », un chaos écologique et social qualifié de « western des Temps modernes ».

Mais en 1974, la situation écologique semble encore bien différente de ce qu'elle est devenue aujourd'hui. En effet, alors que les incendies ravagent tous les ans le poumon de la planète, de tels événements étaient alors jugés impossibles par les deux voyageurs, impressionnés par le taux d'humidité qui régnait dans la région. 

Pour aller plus loin : 

René Dubos alerte sur les conséquences de la destruction des forêts tropicales, un extrait de l'émission "Questionnaire" présentée par Jean-Louis Servan Schreiber et diffusée le 8 août 1979.

Forêt amazonienne et pollution, un sujet du 7 juin 1986 diffusé dans le JT de RFO Nouvelle-Calédonie. 


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