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En 1973, la cigarette faisait encore... un tabac

En 1973, la cigarette faisait encore... un tabac

Selon un rapport de l’OMS publié mardi 16 novembre, le nombre de fumeurs dans le monde a baissé ces dernières années. L'occasion de revenir quelques décennies en arrière. En 1973, un microtrottoir de l'émission « Aujourd'hui Madame » montrait des Français plutôt accros à la cigarette et qui envisageaient difficilement de décrocher.

Par la rédaction de l'INA - Publié le 17.11.2021
Peut on se désaccoutumer du tabac - 1973 - 03:36 - vidéo
 

Selon un rapport de l’OMS publié mardi 16 novembre, le nombre de fumeurs dans le monde a baissé ces dernières années. 1,3 milliards de personnes continuent à fumer dans le monde (36,7% des hommes et 7,8% des femmes dans le monde), entraînant la mort tous les ans de plus de 8 millions d’usagers et 1,2 millions de décès dus au tabagisme passif. Selon les estimations de l’agence onusienne, le recul devrait se poursuivre jusqu’en 2025, où 20% de la population mondiale âgée de plus de 15 devrait toujours fumer. Une baisse sensible, puisque qu’en 2000, c’était près du tiers de la population mondiale qui s’adonnait encore au tabagisme.

Cette actualité relativement encourageante nous donne l’occasion de revenir avec cette archive extraite de l’émission « Aujourd’hui Madame » diffusée le 26 septembre 1973 sur une période où le tabagisme était une habitude largement répandue dans la société française. Un microtrottoir dans les rues de Paris sondait Françaises et Français sur leur consommation journalière et leur éventuel désir d’arrêter le tabac.

Côté consommation, les réponses variaient énormément, de « 3 cigarettes » à « quatre paquets », en passant par des variations importantes « en fonction des jours et des circonstances ». Parmi les sondés, on trouvait plusieurs exemples de gros fumeurs, au-delà d’un paquet par jour.

Se priver d'un plaisir

Concernant l’arrêt du tabac, la motivation était loin d’être au rendez-vous pour la grande majorité des sondés. « Peur de grossir », « absence de motivation », « trop difficile », « pas possible » : telles sont les réponses souvent rencontrées au cours du microtottoir. Un fumeur expliquait ainsi : « Je n’arrive pas à arrêter de fumer, par paresse. Je trouve que c’est agréable de fumer, et à chaque fois que j’ai une bonne résolution, c’est [juste] quand je viens de finir une cigarette, mais ça ne dure que 10 minutes et puis je recommence ».

Une autre fumeuse avouait avoir réussi à arrêter de fumer, pour mieux recommencer ensuite : « J’ai essayé, et puis je me suis demandé pourquoi je me privais d’un plaisir qui m’étais très grand, alors j’ai recommencé. La nocivité ? Il y a d’autres choses, comme les vapeurs d’essence […], alors une chose de plus ou de moins… »

En France, en raison de la crise sanitaire, la baisse du tabagisme, sensible entre 2016 et 2019 (où les fumeurs occasionnels étaient passés de 34,5% à 30,4% et les quotidiens de 29,4% à 24%), marquait un coup d’arrêt en 2020. L’année dernière, plus de trois adultes de 18-75 ans sur dix déclaraient fumer au moins occasionnellement (31,8%) et un quart quotidiennement (25,5%).

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