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1970, "une fois à pied, on a envie de s'arrêter dans les magasins"

1970, "une fois à pied, on a envie de s'arrêter dans les magasins"

Comme chaque année, la journée "En ville, sans ma voiture" incite les citadins à délaisser leur véhicule et à redécouvrir leur cité à la manière d'un piéton. En 1970, c'était une chose impensable mais le préfet de Paris avait décidé de tenter l'aventure à la veille des fêtes...


Par la rédaction de l'INA - Publié le 21.09.2020 - Mis à jour le 21.09.2020

1970, "une fois à pied, on a envie de s'arrêter dans les magasins"

Comme chaque année, la journée "En ville, sans ma voiture" incite les citadins à délaisser leur véhicule et à redécouvrir leur cité à la manière d'un piéton. En 1970, c'était une chose impensable mais le préfet de Paris avait décidé de tenter l'aventure à la veille des fêtes...


Par la rédaction de l'INA - Publié le 21.09.2020 - Mis à jour le 21.09.2020
Rues réservées aux piétons de Paris - 1970 - 03:12 - vidéo
 
Rues réservées aux piétons de Paris - 1970 - 03:12 - vidéo

En ces veilles de fêtes, Maurice Grimaud, le préfet de Paris a décidé de donner un coup de pouce aux commerces de certains quartiers. Pour cela, il a l'idée de piétonniser certaines grandes artères commerçantes. Une première ! Une tentative restreinte, certes, puisque seules les rues de la Gaité et du Faubourg Saint-Honoré, très commerçantes, se voient fermées à la circulation. Si certains commerçants étaient heureux de cette initiative, d'autres avaient peur que les badauds désertent leurs boutiques.

Ce 19 décembre 1970, le Journal de Paris se rend sur place et Jean-Claude Narcy interroge la présidente de l'association des commerçants du quartier, plutôt heureuse de la fréquentation. Dans la rue, il croise Nana Mouskouri, ravie, "C'est formidable, si ça pouvait continuer un peu…"

Rue de la Gaité, le préfet Maurice Grimaud inaugure l'événement tout sourire et d'un bon pas, calqué sur la cadence de la musique jouée par la fanfare militaire qui l'accompagne. Il espère que cette première va créer un précédent, "mais cela dépendra des Parisiens, il poursuit, les commerçants sont inquiets, ils ont peur que les Parisiens privés de leurs automobiles ne viennent plus dans les magasins. Moi, je prétends le contraire. Il me semble qu'une fois à pied on a envie de s'arrêter dans tous les magasins".


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