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1966, Jacques Rivette présente son film "La religieuse"

1966, Jacques Rivette présente son film "La religieuse"

Jacques Rivette mourait il y a cinq ans, le 29 janvier 2016, à l'âge de 87 ans. Critique de cinéma, réalisateur phare de la Nouvelle Vague, il laisse une oeuvre exigeante, toujours très appréciée des cinéphiles. En 1966, il réagissait au parfum de scandale qui entourait son film La religieuse.


Par la rédaction de l'INA - Publié le 28.01.2021 - Mis à jour le 28.01.2021

1966, Jacques Rivette présente son film "La religieuse"

Jacques Rivette mourait il y a cinq ans, le 29 janvier 2016, à l'âge de 87 ans. Critique de cinéma, réalisateur phare de la Nouvelle Vague, il laisse une oeuvre exigeante, toujours très appréciée des cinéphiles. En 1966, il réagissait au parfum de scandale qui entourait son film La religieuse.


Par la rédaction de l'INA - Publié le 28.01.2021 - Mis à jour le 28.01.2021
Jacques Rivette à propos de "La religieuse" - 1966 - 05:52 - vidéo
 
Jacques Rivette à propos de "La religieuse" - 1966 - 05:52 - vidéo

Suzanne Simonin, la Religieuse de Diderot, plus connu sous le simple titre de La Religieuse, est un film réalisé par Jacques Rivette en 1966, d'après un roman de Denis Diderot publié à titre posthume en 1796.

Sélectionné au festival de Cannes 1966, le film arrive sur la Croisette précédé d'une réputation sulfureuse en raison d'une censure dont il a d'abord fait l'objet à l'appel d'association de religieuses. Ces dernières, pendant la préparation du film, ont réclamé au gouvernement gaulliste son interdiction pure et simple.

Tollé dans le milieu de la culture. André Malraux, ministre de la culture, est affublé du titre peu flatteur de « ministre de la Kultur » par Jean-Luc Godard, dans un article du Nouvel Observateur. Une bataille juridique se soldera finalement par une levée de la censure et la sortie du film dans les salles parisiennes, à l'été 1967. 

Dans cette interview donnée à François Chalais le 9 mai 1966, à Cannes, Jacques Rivette réfute toute idée de « scandale » dans son film, et rappelle que ce dernier « n'attaque absolument pas les religieuses, contrairement au bruit que l'on veut faire courir, ni la religion ». Son oeuvre cible au contraire « une certaine société, qui est celle du XVIIIe siècle » dans laquelle la vie monastique est acceptée comme un « état de fait », aujourd'hui « complètement dépassé ».

Finalement, le réalisateur revendique le droit de « se demander quelle est la justification profonde de la vie claustrale » : « c'est une question que n'importe quel homme est en droit de se poser, que le chrétien lui même est en droit de se poser. »


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