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La vie secrète du père Noël imaginée par des enfants en 1963

La vie secrète du père Noël imaginée par des enfants en 1963

Il habite où le père Noël ? Comment vient-il dans les maisons ? Il les trouve où les jouets ? En 1963, des petits écoliers donnaient leur vision du personnage.

 

Par Florence Dartois - Publié le 24.12.2019 - Mis à jour le 23.12.2021
Crois-tu au père Noël ? - 1963 - 03:02 - vidéo
 

« Crois-tu au père Noël ? » Ainsi débute ce reportage de « Cinq colonnes à la une » tourné en décembre 1963 dans une école maternelle.  A l'approche de Noël, le célèbre magazine d'actualités de l'ORTF était allé à la rencontre de jeunes enfants pour les interroger sur leur perception du personnage le plus important de leur vie à cette époque de l'année. Chacun avait un avis bien arrêté sur la question :  « J'ai seulement vu des messieurs déguisés en père Noël ». D'autres assuraient : « Oui, un jour je l'ai vu, il se promenait dans la rue ».

La description, elle, restait fidèle à l'image d’Épinal : « Il a une barbe blanche avec une capuche rouge, un manteau rouge, avec des bottes rouges », « Il est beau ! » Parfois, le portrait-robot étonnait : « Il a trois "oeils" et la tête. » Quant à savoir où vit le père Noël, les réponses variaient, entre poésie et pragmatisme : « Dans le ciel », « sur un nuage » ou « A Boulogne ».

Monsieur tout le monde... ou presque

Pour ces enfants de 1963, Monsieur « Noël » vivait comme les autres. Il était marié et sa femme n'était pas oubliée, même si sa position sociale n'avait rien d'enviable :  « Elle est vieille », et quand il travaille en distribuant les jouets, elle fait « du ménage ».

Papa Noël n'était donc pas complètement éthéré pour ces enfants et vivait à peu près comme n'importe qui : « Le soir, il mange de la soupe, de la salade, du fromage et un gâteau de fraises. »

Quand le journaliste les interroge sur son mode de déplacement, l'imagination des petits s'envolait alors, entre modernité et poésie : « Avec un traîneau », « En hélicoptère », «En nuage », « Une petite voiture avec des ficelles et des oiseaux»... Balai, avion, charrette, aucun moyen de locomotion, même farfelu, ne sera oublié. Les enfants pensaient à tout, même à la panne ou à l'incident qui les priveraient de cadeaux : « Quand il voit qu'il n'a pas de parachute, il demande à un oiseau de monter sur son dos et qu'il le descende pour aller porter des jouets. »

Un pro de la livraison

Quant aux jouets, les enfants pressentaient qu'il n'y avait pas de lutins derrière leur fabrication, mais un acte bien mercantile et un approvisionnement classique : « Au Prisunic », « Il les a achetés au magasin », « Quand il ne trouve pas, ou qu'il en a plus, il va en rechercher au Prisunic. Et puis, il en apporte aux autres. »

Mais restait un point crucial pour ce panel plutôt optimiste : comment Papa Noël allait-il entrer chez eux ? Une fois de plus, les réponses fusaient : « Par la porte. Il est magicien. C'est magique » , « Il passe par la fenêtre», « Il vient par le toit», ou plus simple :  « Il ouvre un morceau de toit et puis après il rentre. » 

La livraison aura bien lieu, et le père Noël pourra ensuite profiter d'une année de repos. D'ailleurs, les enfants imaginaient très bien la vie du vieil homme en attendant les fêtes : « Il reste sur son nuage à se promener », « Il s'ennuie des petits enfants mais il les voit se coucher le soir par la fenêtre ».

Noël, c'était un sujet très sérieux, mêlé de mystère, pour ces petits de maternelle en 1963. Gageons que le père Noël aura répondu favorablement à toutes leurs attentes cette année-là.

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