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1961 : la fermeté du général de Gaulle vis-à-vis des Soviétiques

1961 : la fermeté du général de Gaulle vis-à-vis des Soviétiques

C'est une guerre comme on pensait ne plus jamais en voir sur le sol européen. Depuis le 24 février, la Russie de Vladimir Poutine a envahi une partie de l'Ukraine. Un « retour du tragique » qui nous plonge dans les heures sombres de notre histoire européenne.

Par la rédaction de l'INA - Publié le 25.02.2022
 

C'est une guerre comme on pensait ne plus jamais en revoir sur le sol européen. Le 24 février à l'aube, Vladimir Poutine a lancé son armée à l'attaque de l'Ukraine, suscitant une vague de protestations dans le monde, et entraînant pour le moment des sanctions économiques et financières de la part des Occidentaux. Parce que la Russie est allée au-delà de ce que beaucoup imaginaient, se pose depuis dans le débat public la question de savoir ce que doivent, ou ce qu'auraient du faire les Occidentaux face à une telle menace pour la paix en Ukraine, et au-delà, en Europe. 

L'occasion de rebondir avec nos archives. Comme celle du 5 septembre 1961, présentée en tête d'article. Alors que les Allemands de la RDA ont entrepris la construction, dans la nuit du 12 au 13 août 1961, du mur de Berlin, suscitant une réaction mitigée de la part des puissances occidentales, qui, tout en condamnant cette nouvelle frontière physique entre l'Est et l'Ouest, préfèrent cette option à la guerre, le général de Gaulle évoque le sujet lors d'une conférence de presse à l'Elysée. Le chef de l'Etat, tout en se montrant conscient des risques d'une guerre totale, se montre néanmoins ferme vis-à-vis des Soviétiques.

Voici le verbatim de sa déclaration :

« Si ceux-ci [les Soviétiques, NDLR] veulent par la force réduire les positions et couper les communications des alliés à Berlin, les alliés doivent par la force maintenir leurs positions et maintenir leurs communications. Assurément de fil en aiguille comme on dit, et si tout cela a fait multiplier les actes hostiles des Soviets, actes auxquels il faudrait répondre, on pourrait en venir à la guerre générale, mais alors c’est que les Soviet l’auraient délibérément voulue, et dans ce cas tout recul préalable de l’Occident n’aurait servi qu’à l’affaiblir et à le diviser. Et sans empêcher l’échéance à un certain point de menace de la part d’un impérialisme ambitieux, tout recul a pour effet de surexciter l’agresseur, de la pousser à redoubler sa pression, et finalement facilite et hâte son assaut. Au total, actuellement, les puissances occidentales n’ont pas de meilleur moyen de servir la paix du monde que de rester droites et fermes. »

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