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1960 : visite de Beyrouth, ville moderne et attachante

1960 : visite de Beyrouth, ville moderne et attachante

Le 4 août 2020, il y a un an, une double explosion ravageait le port et une grande partie de Beyrouth. Retour en 1960, dans la capitale d'un pays alors en plein développement, le "plus moderne du Moyen Orient.


Par la rédaction de l'INA - Publié le 05.08.2020 - Mis à jour le 04.08.2021

1960 : visite de Beyrouth, ville moderne et attachante

Le 4 août 2020, il y a un an, une double explosion ravageait le port et une grande partie de Beyrouth. Retour en 1960, dans la capitale d'un pays alors en plein développement, le "plus moderne du Moyen Orient.


Par la rédaction de l'INA - Publié le 05.08.2020 - Mis à jour le 04.08.2021
Liban : Beyrouth et Byblos - 1960 - 14:18 - vidéo
 
Liban : Beyrouth et Byblos - 1960 - 14:18 - vidéo

Ce 4 août 2020, en fin d'après-midi, deux gigantesques explosions ressenties à des dizaines de kilomètres à la ronde ont ravagé Beyrouth au Liban. Une grande partie de la ville a été touchée. Un an plus tard, le bilan humain fait état de plus de 200 morts et 6500 blessés. Les explosions ont été provoquées par la présence d'un stock de 2750 tonnes de nitrate d'ammonium, une matière hautement inflammable, dans un bâtiment du port de la capitale libanaise.

Ce reportage de Jacques-Robert Boissier nous entraîne dans le Beyrouth pittoresque de 1960. Le journaliste, de retour du Liban, commente les images de son reportage pour l'émission Voyage sans passeport.

Nous arrivons dans la capitale libanaise sur une "belle route" qui serpente depuis la montagne jusqu'au front de mer. Sur les hauteurs, les Beyrouthins se font construire "de belles villas pour les mois d'été afin de se reposer des grosses chaleurs". Après un plan sur la circulation aléatoire, le journaliste estime que "les Libanais sont sans doute les plus mauvais conducteurs du monde". Puis nous arrivons sur la corniche centrale, une des " parties les plus agréables de la ville", qui frappe par sa modernité : des immeubles viennent de sortir de terre, une autoroute rejoint le nord de la ville, un cinéma "ultra moderne" tout juste achevé jouxte le quartier des grands hôtels aux façades élégantes bordées de palmiers.

La promenade nous emmène ensuite dans le quartier musulman, où, selon le commentaire de Jacques-Robert Boissier "ont eu lieu des émeutes importantes en 1958". On y goûte le charme oriental des petits commerces ambulants qui proposent au passant des fruits, des légumes, du pain azim et les incontournables pistaches, l'une des spécialités libanaises.

La visite de Beyrouth se termine par la découverte d'un site naturel de toute beauté : la grotte aux pigeons. Deux îlots de calcaire se dressent face à la corniche. 

Un an après les explosions, la ville est toujours défigurée et les silos à demi détruits rappellent aux habitants que plus de 200 personnes sont mortes ce jour-là. Les familles de victimes ont porté plainte, mais aucune n'a reçu d'indemnités. L'enquête diligentée après la catastrophe est au point mort car la classe politique fait bloc et refuse de lever l'immunité de certains responsables potentiellement impliqués. Depuis, le pays subit la plus importante crise économique de son histoire avec un dévissage de la monnaie libanaise qui a perdu 60% de sa valeur. Ce mercredi, depuis le fort de Brégançon, Emmanuel Macron va mener une réunion de soutien au Liban dans laquelle il tentera de remobiliser la communauté internationale et d'apporter une aide concrète à cette nation meurtrie.


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