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1960, rencontre avec les blousons noirs du square des Batignolles

1960, rencontre avec les blousons noirs du square des Batignolles

Après les rixes qui ont coûté la vie à deux adolescents cette semaine en Essonne, la problématique des bandes de jeunes refait surface. Le phénomène n’est pas nouveau. Rencontre avec une bande de blousons noirs, en 1960.


Par la rédaction de l'INA - Publié le 25.02.2021 - Mis à jour le 25.02.2021

1960, rencontre avec les blousons noirs du square des Batignolles

Après les rixes qui ont coûté la vie à deux adolescents cette semaine en Essonne, la problématique des bandes de jeunes refait surface. Le phénomène n’est pas nouveau. Rencontre avec une bande de blousons noirs, en 1960.


Par la rédaction de l'INA - Publié le 25.02.2021 - Mis à jour le 25.02.2021
Les blousons noirs et la morale - 1960 - 03:57 - vidéo
 
Les blousons noirs et la morale - 1960 - 03:57 - vidéo
Après les rixes qui ont coûté la vie à deux adolescents cette semaine en Essonne, la problématique des bandes de jeunes est à nouveau sur le devant de la scène. Le phénomène n’est pas nouveau. En 1960, Cinq colonnes à la Une partait à la rencontre de la bande du square des Batignolles, dans le 17e arrondissement de Paris.

A la fin des années 1950, une certaine jeunesse avide de sensations fortes, au look inspiré de James Dean et de Marlon Brando, fait la Une des journaux pour les faits divers auxquels elle est associée. En 1959, dans un article relatant une bagarre survenue au square Saint-Lambert, dans le 15e arrondissement de Paris, France-Soir les baptise d’après leur rituel vestimentaire, les « blousons noirs ».

Look inspiré des chanteurs de rock-n’roll, dégaine nonchalante, cheveux plaqués à la brillantine jusqu’à former une « banane » à la Elvis Presley, motocyclette, gros ceinturons, et parfois même couteaux à crans d’arrêt pour les durs à cuire. La mode du « blouson noir » devient vite celle du voyou aux yeux des médias et des Français.

Le 4 novembre 1960, le magazine Cinq colonnes à la Une s'intéresse à son tour à ce phénomène des bandes de jeunes. Pierre Dumayet se rend dans le 17e arrondissement, au square des Batignolles, un territoire sur lequel règne la bande de Pilule, un jeune de 19 ans. Il ne mâche pas ses mots, assume « quelques bêtises » mais assure que son groupe est sur une pente ascendante, quelque part entre « blouson noir et blouson blanc », un « blouson gris en somme ».


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